Adjal Lahouari : Une plume qui se conjugue à tous les temps

Elwatan; le Dimanche 10 Avril 2011
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Autodidacte sur le bout des ongles, Adjal tel une fourmi n’en fournit pas moins un travail méticuleux et titanesque. Tout y passe : lois du jeu, reportages, analyses, interviews, commentaires avec cerise sur le gâteau un verbe facile à décoder par le lecteur sportif afin qu’il ne se perd pas dans les dédales de l’abc du sport roi. En somme un vrai régal pour les amateurs de la balle ronde qui prennent le soin de «potacher» les papiers de Lahouari qui, il faut le dire,  sont une grande référence pour la presse sportive. Son style et la richesse de ses écrits ne manqueront point d’être une référence pour les futures générations qui y trouveront des points de repère et une documentation enrichie et diversifiée de notre football national. Actuellement,  notre Gérard Dreyfus, le grand reporter de l’édition footballistique française France-Football, dépoussière le passé pour faire ressurgir les anciennes gloires que cela soit du temps des années de braise ou de l Algérie post-indépendante pour ces joueurs ou athlètes qui ont été carrément jetés aux oubliettes et, ce, après avoir été à l’avant-garde du sport national à un moment où leur pays avait pourtant tant besoin d’eux.

Toujours affable, sémillant et le regard perçant (eh oui !), boute-en-train invétéré, Adjal n’en continue pas moins d’être à l’écoute des jeunes plumes et cela sans jamais se départir de son flegme british et, de surcroît, dans une discrétion totale et parfaite, expurgée de tout ego et de chichi, confirmant que cet émérite reporter et journaliste et de la race des grandes plumes. Rappelons que Adjal a fait ses débuts dans la presse sportive en intégrant la rédaction sportive du fameux quotidien La République sous la houlette de Pagon avec l’aval de Boukerche. C’était en 1966. En 1972, il deviendra officiellement permanent sur insistance d’Abbès Medjadji qui était le boss de la rubrique sportive de La République. Après l’arabisation de ce quotidien, il rejoindra l’hebdomadaire sportif El Hadef en compagnie de Medjadji fort prisé par les amateurs sportifs, puis ce fut, après l’ouverture des medias au secteur privé, Le Quotidien d’Oran qu’il ne quittera jamais et, ce, jusqu’à l’heure actuelle.

Rappelons, qu’en parallèle, Adjal était aussi un entraîneur patenté des jeunes et plus particulièrement les minimes où il excella à l’USMO durant plusieurs saisons; il remporta avec ses chérubins plusieurs titres et coupes de l’Oranie et découvrit plusieurs pépites qui feront plus tard le bonheur du football national à l’instar des Senouci, Henkouche, Baghdad, Acimi, Bendjahen Abdelhamid qui deviendra arbitre international, Bendjahen Ali, Medjahed, Tasfaout Hamida et tant d’autres. Toujours bon pied bon œil, Adjal n’en continue pas moins d’égayer, avec son stylo, les pages sportives et, cela, sans jamais prendre sa pause citron au grand bonheur des puristes du sport. Pire Lahouari joue actuellement une troisième mi-temps qui paraît sans fin.                            
 

Categorie(s): sports

Auteur(s): B. Halim

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