Affaire de la DHA de la commune d’Oran : 18 mois à 2 ans de prison requis contre 10 prévenus

Elwatan; le Mercredi 9 Janvier 2008
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10 prévenus, des ex-travailleurs de la direction de l’Hygiène et de l’Assainissement (DHA) de la commune d’Oran, ont comparu hier devant le tribunal d’Es Seddikia pour répondre des principaux chefs d’accusation de faux et usage de faux et dilapidation de deniers publics.
Selon les débats ayant caractérisé l’audience, qui s’est achevée en début de soirée du lundi, il s’agit de faux établi en faveur des mis en cause, qui n’exerçaient plus au niveau des services chapeautés par la DHA, pour leur permettre de continuer à percevoir leurs salaires. Les mensualités perçues par ces ex-employés de la DHA oscillaient entre 7 000 et 12 000 dinars. Pour la plupart, ils ont été rémunérés pendant les trois années qui ont succédé leur départ de leurs postes respectifs, pour différentes raisons. Certains s’étaient entre temps installés à l’étranger. L’un des mis en cause, qui ne jouissait pas de toutes ses capacités mentales, était interné à l’hôpital psychiatrique de Sidi Chahmi et continuait malgré cela à figurer sur la feuille de pointage, à l’instar des autres inculpés.
«L’ignorance»
Des ex-chefs d’unité, de parc et du personnel au niveau de ladite direction font également partie du groupe des dix accusés dans cette affaire qui a longtemps alimenté les discussions sur la place d’Oran. Notons que les mis en cause ont été présentés deux mois auparavant devant le magistrat instructeur près ce même tribunal, lequel a notifié leur mise en détention préventive. Hier, en se relayant à la barre, les prévenus ont invoqué «l’ignorance» en niant les griefs retenus contre eux. Le représentant du ministère public a mis en exergue «l’énorme préjudice causé par ces agissements frauduleux au détriment de la commune d’Oran, ayant été orchestrés avec une intention bien définie et qui auraient pu continuer dans le temps si le pot aux roses n’avait pas été découvert par un travailleur». L’avocat général a conclu son réquisitoire en requérant des peines allant de 18 mois à 2 ans de prison ferme. Il a également requis l’application de la loi pour le reste des inculpés. La défense a plaidé non coupable et mis en avant dans sa plaidoirie «le laisser-aller et la négligence qui caractérisaient l’ambiance au niveau de cette direction à l’époque des faits».
L’affaire a été mise en délibérée et le verdict ne sera rendu que la semaine prochaine.

Categorie(s): oran

Auteur(s): Rachid Boutlélis

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