Aïn El Hammam (Tizi Ouzou) : Le marché inabordable

Elwatan; le Jeudi 22 Octobre 2015
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Les habitués aux achats importants tempèrent leurs ardeurs, réduisant leurs emplettes au minimum. On demande de plus en plus 250 g de piments ou 500g de haricots,  plutôt qu’un kilo ou plus, comme auparavant. Les prix des denrées alimentaires de base ont atteint, ces derniers temps, des pics inégalés. Habituellement sujets à fluctuation suivant les saisons,  les fruits et légumes ont dérogé à la règle, ne consentant sporadiquement que des baisses insignifiantes.

Après les hausses vertigineuses constatées durant la fête de l’Aïd, les prix n’ont pas baissé autant que l’auraient souhaité les ménagères. Hormis les produits invendus que les marchands cèdent à bas prix, les légumes frais tiennent toujours le haut du pavé. Ce sont surtout les prix des légumes considérés comme inévitables que les consommateurs décrient.

Ainsi, la carotte cédée à 120 DA il y a quelques jours, tient la cote et demeure chère, à 100 DA, alors que la courgette se stabilise à 90 DA. La pomme de terre, après une accalmie, reprend de la hauteur à 45 DA le kilo. Bien qu’ils puissent être considérés, d’ores et déjà, comme légumes «hors saison», les haricots verts semblent s’installer durablement  à  plus de 150 DA après avoir atteint 220 DA il y a quelques semaines. Il en est de même pour la  salade, vendue 120 DA,  après avoir culminé à 180 DA.

On constate tout de même que les navets sont affichés à 70 DA, ce qui représente une baisse de plus de la moitié. «Avant, face à la flambée des légumes verts, on se consolait avec les légumes secs, à la portée des petites bourses. Mais avec les hausses de plus en plus importantes affichées dans les épiceries,  on se demande de quoi sera fait demain», commente un père de famille, désappointé.

Categorie(s): tiziouzou

Auteur(s): Nacer Benzekri

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