Alors que l’union africaine tente une médiation en Libye : Frappes de l’OTAN près d’Ajdabiya et Misrata

Elwatan; le Lundi 11 Avril 2011
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«La situation à Ajdabiya, en particulier à Misrata, est désespérée pour les Libyens qui sont brutalement bombardés par le régime. Pour contribuer à protéger ces civils, nous continuons à bombarder durement les forces» du régime «et avons détruit onze tanks qui s’approchaient d’Ajdabiya et quatorze aux environs de Misrata», a-t-il dit dans un communiqué émis depuis la base de Naples, dans le sud de l’Italie. L’OTAN a aussi visé des dépôts de munition et des lignes de communication pour priver les forces d’El Gueddafi de leur approvisionnement, selon le général Bouchard.«Nous frappons les installations logistiques du régime ainsi que ses armes lourdes, car nous savons qu’El Gueddafi a du mal à poursuivre ses attaques contre les civils», a-t-il dit. «Un récent raid a creusé un cratère sur la route menant à Ajdabiya, à l’ouest de Brega, où son carburant et ses munitions sont transportés sur de grands camions. Plus à l’ouest, nous avons touché deux autres entrepôts   fortifiés d’où sortaient les munitions», précise son communiqué. Misrata, troisième ville de Libye, est assiégée par les forces fidèles au colonel El Gueddafi depuis plus  d’un mois.

L’OTAN a déjà détruit quinze tanks du régime près de cette ville vendredi et samedi, portant à 29 le nombre de ces engins détruits en trois jours. Les bombardements occidentaux ont débuté le 19 mars après une résolution de l’ONU décidant d’imposer une zone d’exclusion aérienne pour tenter d’empêcher les forces loyales au colonel Mouammar El Gueddafi d’utiliser des avions ou des hélicoptères dans leurs opérations contre les insurgés. L’OTAN a pris le commandement des opérations le 31 mars, se substituant aux Etats-Unis qui ont retiré les avions de combat qu’ils avaient engagés au début. Les rebelles libyens ont critiqué l’OTAN ces derniers jours et l’ont accusée de ne pas suffisamment protéger les populations à Misrata, l’OTAN rétorquant qu’elle augmentait le rythme de ses raids aériens.  Par ailleurs, une délégation de présidents africains est arrivée hier à Tripoli pour plaider auprès du dirigeant libyen Mouammar El Gueddafi en faveur d’une trêve dans les combats.


Mandatée par l’Union africaine (UA), cette délégation comprend le président sud-africain Jacob Zuma et ses homologues Amadou Toumani Touré (Mali), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et Denis Sassou Nguesso (Congo), ainsi que le ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Oryem Okello. Réunis samedi à Nouakchott, les médiateurs ont réaffirmé les objectifs de leur mission, à savoir la «cessation immédiate de toutes les hostilités», acheminement   de l’aide humanitaire et ouverture d’un dialogue entre le régime et l’insurrection. La mission de l’UA est complexe, d’autant que les belligérants campent sur des positions qui s’excluent.
En effet, samedi dernier, le chef du Congrès général du peuple (Parlement libyen), Mohamed Zwei, a annoncé à Tripoli qu’un projet de Constitution, en préparation depuis 2007, serait soumis à référendum dès la fin de la crise. Quant aux chefs de la rébellion, ils rejettent tout cessez-le-feu impliquant le maintien au pouvoir d’ El Gueddafi ou de ses fils.
Après Tripoli, la délégation de l’UA rencontrera à Benghazi, à 1000 km à l’est de la capitale, les insurgés pour tenter de convaincre l’insurrection de baisser les armes. 

Categorie(s): l'événement

Auteur(s): Rédaction internationale

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