Arzew : tout est centralisé !

Elwatan; le Dimanche 1 Decembre 2013
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A titre d’exemple, les citoyens des trois communes, auxquels s’ajoutent ceux des localités avoisinantes, telles que Les Salines, El Araba, El Ayaida, sont contraints de se rendre jusqu’à Arzew pour s’acquitter des factures de l’électricité, le gaz, le téléphone, de l’ADE et même pour payer leurs loyers auprès de l’OPGI. Idem pour les quelque 13 000 travailleurs de la zone industrielle qui doivent se déplacer à Arzew pour effectuer les opérations bancaires (dépôt ou retrait) vu que toute la daïra de Bethioua est dépourvue de banques.

Selon de nombreux résidents, le manque de quelques infrastructures à utilité publique ne cesse de leur causer de sérieux problèmes. «Impossible de savoir pourquoi l’alimentation en énergie électrique est souvent perturbée. Les coupures de courant sont intempestives et parfois nos appareils électroménagers subissent des dégâts. Inutile d’aller réclamer nos pertes, car on ne reçoit même pas les explications persuasives de cette situation», confia un habitant de Bethioua que nous avons rencontré à la poste. «Si le problème des coupures de courant se pose avec acuité, certaines agglomérations, notamment rurales, en sont carrément dépourvues», ajoute-t-il.

En matière d’infrastructures sanitaires, les quelques salles de soins et centres de santé, éparpillés à travers les communes de la daïra, n’arrivent pas à couvrir convenablement les besoins de la population. La couverture sanitaire demeure insuffisante, notamment en ce qui concerne la santé scolaire. Ainsi, le suivi médical au niveau des établissements scolaires n’est plus assuré faute de médecins spécialistes. Les malades présentant des complications aiguës sont souvent évacués vers l’Hôpital d’El Mohgoun. Une évacuation qui pose problème en raison de l’indisponibilité d’ambulance.

«Pourquoi ne pas penser à l’implantation d’un hôpital dans notre daïra ? Ce n’est pas le foncier urbanistique qui manque», propose un groupe de citoyens. «La croissance de la population, les dangers de la zone industrielle, l’éloignement du CHU d’Oran sont autant d’éléments à prendre en considération pour prévoir l’aménagement d’un établissement hospitalier», nous déclare un médecin au centre de santé de Bethioua.
Autre insuffisance à signaler. Il s’agit des PTT. Bethioua n’est pas dotée d’une poste digne de son importance. «Il suffit de voir les chaînes devant le bureau de poste lors des virements et vous aurez une idée sur ce qu’endurent les citoyens, surtout les vieilles personnes, pour retirer leur argent».  
                                     
 

Categorie(s): oran

Auteur(s): M. Linda

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