Assemblée générale des artistes : se poser en intermédiaire incontournable

Elwatan; le Mercredi 2 Janvier 2013
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L’organisation syndicale affiliée à l’UGTA, mise sur pied il y a à peine quelques mois, n’entend pas temporiser. C’est ainsi que le bureau est venu avec une plateforme de revendications toute ficelée. Se posant désormais en interlocuteur incontournable, tant en aval avec le conglomérat local du milieu artistique qu’en amont avec les institutions, le syndicat a soumit à discussion un avant-projet de plateforme  contenant 14 points. Ils portent en résumé sur la régulation du rapport avec les institutions, le statut socioprofessionnel, et l’association des artistes dans l’assise d’une véritable politique culturelle. Il va de soi que l’élaboration par les «hautes autorités» du pays d’un statut général de l’artiste reste la première préoccupation des 116 artistes (provenant d’horizons artistiques divers) encartés dans cette nouvelle structure syndicale.

Autrement dit convenir d’un cadre juridique qui va réglementer les relations de travail, garantissant entre autres une couverture sociale (sécurité sociale, retraite). Le rapport avec les institutions passe, est-il suggéré, par l’élaboration d’un fichier pour chaque artiste par la direction de la Culture. Pour bannir «la politique du premier collège et des laissés pour compte», l’AG réclame un rôle consultatif, dans la mise en place «rigoureuse» des programmes des différentes manifestations culturelles, organisées à l’intérieur de la wilaya comme à l’extérieur. N’est pas moins demandée «une clarification» de l’utilisation des comités des fêtes des communes. Sont mis à l’index en ce sens «les cachets colossaux», l’argent provenant des contribuables, est-il précisé, mais attribués paradoxalement en prime à des artistes venant d’autres wilayas.

Le syndicat n’apprécie pas «le trop de latitude» que se permettent les comités des fêtes dans les programmes de festivités, or, met-on en avant, il y a au niveau local des artistes «ayant un statut officiel» allusion faite à leur émargement à l’ONDA et à leur palmarès.  S’agissant enfin de la politique de développement des cultures locales, les chanteurs, les plasticiens, les miniaturistes, les sculpteurs, les poètes, et les écrivains de la Soummam souhaitent une projection dans les prochains plans des conservatoires, des écoles ou au moins des ateliers de formation dans tous les arts confondus, et une galerie d’art dans chaque grand centre urbain de la wilaya. Des peintres ont alors soulevé également le cas du  retard «énorme» pris dans l’ouverture de l’annexe de l’école nationale des beaux arts, annoncés en grandes pompes en 2001, et que devait loger l’ex tribunal de la ville de Béjaïa.
 

Categorie(s): bejaia

Auteur(s): Rachid Oussada

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