Béjaïa : Générale de Lalla Oua essaltane, présentée au public

Elwatan; le Dimanche 10 Avril 2011
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La substance sera tirée de l’œuvre du romancier et dramaturge égyptien Tewfik el Hakim, J’ai choisi. Omar Fetmouche proposera une réécriture dramatique, telle que si elle conserve les référents civilisationnels arabes, principalement sultanat et statut d’esclave, ne se fonde pas moins sur une influence que force le contexte politique qui prévaut actuellement dans les sociétés arabes. Pour jeter le lien, des ingrédients d’usage de la société algérienne y sont savamment disséminés.

Notamment au niveau d’un acte, la fatidique vente aux enchères du sultan dans «souq ed dlala» : bruitage de fond, commérages et commentaires inspirés de données sociales algériennes, bribes de propos en kabyle,… Le synopsis met en premier plan un sultan dont le règne s’avérera illégitime du fait de la découverte de son statut d’esclave. Et les choses se compliquent pour le souverain car il ne détient pas une lettre d’affranchissement. Il est forcé de se soumettre aux dispositions de la loi, mais non sans manœuvrer celle-ci, enjoignant au «Qadi» de trouver «l’issue» qui lui fera garder le trône. La solution dévoilera la mise sous éteignoir, de par l’autoritarisme du pouvoir, de l’élite représentée dans la pièce par un clown et une musicienne.  

Le sous texte, au tomber de rideau, suggère une disqualification sévère du sultan et de son vizir. Le décor est fait d’un manège pour marquer le mouvement du temps que les rebondissements dans la trame impriment. L’intensité du rythme dans les mouvements, l’enchainement dans les répliques  ne laissent aucun vide, ajoutés au satyre et à l’élimination de toute anticipation, le spectateur n’en est ainsi qu’emparé, nonobstant un jeu scénique par instant un peu vaporeux. Toutefois l’applaudimètre décernera une note maximale au «Qadi».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rachid Oussada

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