Béjaïa : Journée d’étude sur l’autisme

Elwatan; le Dimanche 19 Fevrier 2012
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L’association de prise en charge des enfants autistes (APCEA), basée à Béjaïa, a organisé samedi 11 février une journée d’étude autour du thème «l’approche biologique de l’autisme». Les débats ont été animés par Francis Stanley Wright, président de l’ASCOVA, association solidarité constructive objectif vaincre l’autisme. Outre les adhérents de l’APCEA, ont été conviés les parents d’autistes, le corps médical, dont les psychiatres, psychologues, et neurologues, le tissu associatif et des élus. Le conférencier commencera par présenter son association qui reste méconnue en Algérie.

L’ASCOVA est présente essentiellement en Suisse et en France et fonctionne avec un budget annuel de 4 millions d’euros près, le gouvernement français soutenant même la recherche engagée. Le groupe dont la gestion et les travaux sont chapeautés par des professionnels (médecins, biologistes pharmaciens, chimistes,…), qui la plupart compte parmi sa progéniture un enfant autiste. A son actif, 11 ans d’expérience, puisant pour beaucoup dans ce qui s’est fait jusque-là aux USA. Un pays où l’autisme a explosé.

Le nouveau protocole encouragé, outre l’association curative de magnésium et de vitamine B6 et B12, est l’ABA, applied  behavior analysis. Le procédé aurait abouti aux USA à 42 % de rétablissement. Parmi les autistes traités et redevenus normaux «certains seraient même aujourd’hui de brillants universitaires». La thérapie consiste en un travail d’assistance comportementale intense et soutenu, six à huit heures par jour de manière continue.

Francis Stanley Wright situe les prédispositions génétiques à la naissance, (conception et gestation), les causes biologiques et nutritives marquées par une présence de métaux toxiques (mercure, palladium, plomb), conjuguée à l’action d’un environnement contaminé (pour exemple l’eau potable polluée), le cheminement de la maladie et sa structuration au niveau du cerveau.
Le conférencier exposera enfin pour agir contre l’handicap, le canevas des compétences psychologiques à mettre en place dès l’âge de deux ans par le psychologue.

Il faut souligner que le handicap devient épidémique. Aujourd’hui, on enregistre dans le monde 100 cas sur 10 000 naissances, alors que la proportion était de 3 cas sur 10 000 en 1950. En France et en Grande Bretagne, le handicap touche 1 % de la population. Fatah Haddad, président de l’APCEA, révèle de son côté que son association suit une dizaine d’enfants autistes ; elle en a répertorié, à travers la wilaya, une trentaine de cas, ceux évidemment rendus visibles par  les parents et les milieux médicaux.

Categorie(s): bejaia

Auteur(s): Saâd Z.

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