Bouteflika veut en finir avec les «cités-dortoirs»

Elwatan; le Vendredi 4 Janvier 2013
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 Dans un message adressé aux participants à la cérémonie de remise du Prix national d’architecture et d’urbanisme, M. Bouteflika a indiqué que le «respect des principes de l’architecture traditionnelle et des normes techniques de modernité» exige «la refondation du cadre légal régissant les opérations d’urbanisme et de construction». «L’heure est à la créativité, à l’innovation et à la planification à toutes les échelles pour rompre avec la routine et les pratiques du passé», insiste-t-il, dans ce message lu par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune.

«Nous exhortons dans ce but les architectes et les urbanistes à trouver les remèdes pour panser les plaies des cités de logements conçues dans l’urgence» et à «inventer de nouveaux modèles d’habitats en réutilisant, avec intelligence, les architectures et formes urbaines qui assurent la symbiose entre le passé et la modernité, en s’inspirant de nos traditions que nous voulons préserver et valoriser», poursuit le chef de l’Etat. «Aujourd’hui, la ville algérienne doit faire face à des contraintes multiples et inédites, tels l’étalement urbain, la littoralisation, l’évolution des modes de vie, la nécessaire réhabilitation du patrimoine ancien et, notamment, le respect des impératifs environnementaux», insiste M. Bouteflika. Le président de la République a appelé, en outre, les architectes et les urbanistes à assurer «le meilleur impact aux efforts financiers considérables» déployés par l’Etat pour la promotion et l’amélioration du cadre bâti et assurer enfin «la cohésion sociale» en rompant avec la construction de «cités-dortoirs».

Le Président a également rendu hommage aux architectes ayant marqué le siècle et qui ont conçu de grands projets structurants en Algérie au lendemain de son indépendance dont le plus célèbre : le Brésilien Oscar Niemeyer. «Des architectes de renommée internationale sont venus prêter main-forte aux quelques spécialistes algériens que nous comptions après l’indépendance. Il s’agit de Pouillon, Kenzo Tange, Ricardo Bofill et surtout du plus célèbre et plus prolifique parmi eux : Oscar Niemeyer qui vient de nous quitter après un siècle de vie passée à émerveiller par ses œuvres le monde entier», a rappelé le chef de l’Etat.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): APS

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