Brèves… Et autres nouvelles

Elwatan; le Samedi 5 Janvier 2013
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Béjaïa : Nadia Agsous
 

Aujourd’hui, à partir de 14 heures, à la Maison de la Culture, le Café Littéraire organise une rencontre avec notre consœur, Nadia Agsous, dans le cadre d’un cycle sur les auteurs de Béjaïa. Née dans cette ville, la critique littéraire, titulaire d’une maîtrise en littérature anglaise et américaine et d’un DEA en sociologie des migrations, vit en France depuis 1993. Elle collabore au supplément Arts & Lettres d’El Watan ainsi qu’au webzine La Cause Littéraire et, depuis 2012, au Huffington Post. Auteure de nouvelles publiées dans des revues littéraires, on lui doit un ouvrage sur le peintre Boubeker Hamsi (Ed. Marsa), tandis qu’elle prépare un livre d’entretiens avec le sociologue Smaïn Laacher.  

 

Google art : le grand œil
 

Explorer les collections du Musée de l'or de Bogota, découvrir les chefs-d’œuvre d'art moderne de San Francisco avant d'admirer les trésors du Musée de Delhi : en quelques clics, Google permet désormais de se promener virtuellement dans 151 des plus grands musées du monde. Lancée il y a un an, la plateforme dédiée à l'art passe la vitesse supérieure en proposant désormais 32 000 œuvres en haute résolution. L'internaute est invité aussi à une visite virtuelle des musées de 40 pays grâce à la technologie Street View qui permet déjà de se promener dans les villes à 360°. Des milliers de créations issues de nombreuses cultures et civilisations différentes y sont représentées, telles que des graffitis de rues brésiliennes, les arts décoratifs islamiques ou l’art rupestre africain. Explorer la collection du musée d’art islamique au Qatar et continuer son voyage en Inde, en découvrant le triptyque du Santiniketan dans les salles de la National Gallery of Modern Art à Delhi est maintenant une réalité. Selon Amit Sood, responsable de la plate-forme, «Art Project est le fruit de notre engagement envers tous les types d'arts, de cultures et de civilisations à travers le monde.»              (AFP)



Musée : le monde du secret
 

Saviez-vous qu’il existait à Washington, depuis 2002, un musée international de l’espionnage ? Pourtant, il n’a rien de secret et il connaît même une grande fréquentation. Occupant 5 immeubles reliés entre eux, il nécessite au moins deux heures de visite. On y présente une histoire de l’espionnage depuis les temps les plus reculés à nos jours avec,  bien entendu, une belle part à la guerre froide. Il présente une collection d’objets de toutes sortes qui ont fasciné l’imaginaire de millions de lecteurs et spectateurs dans le monde et qui s’avèrent bien réels : postes-émetteurs dissimulés dans des talons de chaussures, montres-appareils photos, armes en forme de rouges à lèvres ou de parapluie… Actuellement, il accueille une exposition sur les méchants des films de James Bond.



Indémodable : la Bataille d’Alger
 

Décidément indémodable, le film La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo est programmé au Festival du film français de Rhode Island (nord-est des Etats-Unis), prévu du 21 février aux 3 mars 2013, a indiqué la Brown University, organisatrice du festival, fondé en 1996. Inscrit dans la catégorie Classiques du cinéma, ce long métrage, réalisé en 1966, a été programmé pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, ajoute la même source. Les organisateurs n’ont pas manqué de se féliciter de l’occasion ainsi offerte de pouvoir projeter un film dont ils rappellent qu’il avait été interdit dans les salles en France jusqu’en 1971 et contre lequel la censure n’a été définitivement levée qu’en 2004. La Bataille d’Alger a obtenu Le Lion d’Or au festival de Venise (1966) et a été nommé successivement, en 1967 et en 1969, aux Oscars du meilleur film étranger.



Peinture : Zohra Hachid

L’exposition de l’artiste-peintre Zohra Hachid-Sellal, «Inspiration au fil du temps», se poursuit jusqu’au 15 janvier. Une belle démonstration de l’évolution de cette artiste qui continue à semer ses toiles de silhouettes humaines, chères à sa démarche qui s’était longtemps attachée aux fresques du Tassili, s’interrogeant sur la présence de l’Homme dans l’espace et la mémoire. Mais, hormis cette constante, sa peinture évolue sans cesse. A découvrir. Galerie El Kenz. Chéraga (contrebas de l’hôtel Dar El Diaf).

 

Yennayer en France : Aït Menguellet et Djamel Allam

A l’occasion de Yennayer, le nouvel an amazigh, Lounis Aït Menguellet et Djamel Allam animeront des galas en France. Lounis Aït Menguellet se produira les 12 et 20 janvier, a indiqué à l’APS son coordinateur artistique, Farid Ouahmed. Le premier concert aura lieu à 20 heures à Soissons (Picardie) et le second à Massy (Essonne, Sud de Paris) à 13 heures, à l’initiative de l’Association France-berbère. Ce dernier gala sera accompagné par la troupe de danse «Tilleli» et une exposition d’artisanat et d’art culinaire amazighs. Par ailleurs, l’Association de Culture Berbère organise à la même occasion, le 3 janvier, de 13h à 18h, à la Salle Olympe de Gouges à Paris, un grand spectacle-concert avec, notamment, le chanteur Djamel Allam, Nasredine Dalil et son orchestre, «Idebbalen» de Saïd Akhelfi et la troupe de danse de l’ACB.

 

La fillette, la poupée et l'écrivain : tendrement kafkaïen
 

En 1923, l’écrivain Frantz Kafka vit une idylle à Berlin. Avec son amoureuse, il rencontre dans un parc une fillette qui pleure à chaudes larmes la perte de sa poupée. Pour la consoler, il invente le départ volontaire de la poupée et affirme qu’elle lui a laissé une lettre. Il prend la peine de rédiger cette fausse lettre et la remet le lendemain à la petite fille. Pendant trois mois, il écrira chaque jour une lettre de la poupée, affirmant qu’elle était en voyage et reviendrait. La fillette finit par se consoler. Au printemps 1924, à Vienne, l’écrivain décède à l’âge de 41 ans.

 

Restitution d'œuvres d'art : la Turquie en campagne

Fin décembre, le musée d’archéologie d’Istanbul a récupéré une mosaïque antique représentant le héros grec Orphée. Elle avait été volée en 1998 à Sanliurfa. Une année après, elle avait été acquise lors d’enchères chez Christie’s par le Musée des arts de Dallas. Les autorités turques mènent une action d’envergure qui a permis ces cinq dernières années de récupérer 3700 pièces. Si elles ne contestent pas les autorisations accordées par l’Empire ottoman, elles revendiquent, entre autres, la restitution de céramiques arrachées de la mosquée Piyale Pasa d’Istanbul en 1573. Le musée du Louvre qui les détient invoque la convention de l’Unesco d’œuvres d’art de 1970 sur le trafic illicite qui rend légale toute acquisition antérieure. Mais comment une maison comme Christie’s peut vendre une pièce en ignorant sa provenance ?

 

Théâtre : Senouci récidive
 

Dans une déclaration à l’APS, le dramaturge Mourad Senouci a annoncé que sa nouvelle création, intitulée Adda zine el hedda sera bientôt porté sur les planches du Théâtre régional d’Oran Abdelkader Alloula d’Oran, promettant par la même occasion un spectacle encore plus drôle que son œuvre Metzeouedj fi otla (Marié en vacances) qui a connu un succès populaire remarquable. S’il faut en croire son auteur, il faudra alors se munir de mouchoirs pour aller voir sa nouvelle pièce. Car elle devrait faire pleurer de rire.

 

Orchestre symphonique : tournée nationale
 

L’Orchestre symphonique national entame une tournée à travers l’Algérie à partir du 31 janvier au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi d’Alger, a annoncé à l’APS son directeur, Abdelkader Bouazara. Sous la direction du maestro égyptien, Mayar Magui, ce premier concert de l’année dans la capitale sera consacré à la 3e symphonie de Beethoven
«L’Héroïque». Par la suite, l’orchestre se déplacera à Sidi Bel Abbès (18 février) et à Constantine (1er mars). L’orchestre enregistrera en mars un coffret de cinq CD, réservé au patrimoine musical algérien. Il entamera à partir d’avril prochain une tournée dans le sud à travers Ghardaïa, Laghouat et Illizi où il se produira pour la première fois. Des concerts sont programmés dans les universités de ces villes. Créé en 1998, l’orchestre symphonique national œuvre à la promotion de la musique universelle. Il a été dirigé par des chefs d’orchestre de renommée internationale et a donné des concerts dans plusieurs pays. Son directeur est également commissaire du Festival international de musique symphonique d’Alger.
 

Categorie(s): arts et lettres

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