Brèves… Et autres nouvelles

Elwatan; le Samedi 30 Novembre 2013
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TIZI GHENIFF. Rachid Boudjedra

La librairie «KLMI Edition» de Tizi Gheniff (wilaya de Tizi Ouzou) organise, aujourd’hui, à partir de 10h, une rencontre avec l’écrivain Rachid Boudjedra qui s’entretiendra avec ses lecteurs et lectrices et assurera une séance de dédicaces. Avec près de 30 ouvrages traduits dans de nombreuses langues, essentiellement des romans mais également de la poésie et des essais, l’écrivain demeure une figure de proue de la littérature algérienne moderne. Son dernier roman, Les Figuiers de Barbarie (Grasset, Paris et Barzakh, Alger), sorti en 2008, avait obtenu le Prix du Roman arabe décerné par le conseil des ambassadeurs arabes de Paris. Adresse : Lotissement Sud - Tizi Gheniff (wilaya de Tizi Ouzou),15480.



THéâTRE. Tournée El Ajouad

La compagnie de théâtre algéro-française El Ajouad présentera les pièces Le monde dort dans une femme arabe et End/Igné du 21 novembre jusqu’en février 2014 en France et en Allemagne, annonce une dépêche de l’APS. La première pièce sera présentée en Rhénanie-du-nord-Westphalie et dans le Creusot (est de la France). Selon son metteur en scène et directeur de la troupe, Keireddine Lardjem, elle traite de «la réalité et du rôle de la femme dans les pays arabes, marqués par l’effervescence des mutations sociopolitiques en cours». Conçue par Estelle Gautier et Kheireddine Lardjam, la pièce a été présentée pour la première fois, en juillet dernier, au 67e Festival d’Avignon (France). Pour sa part, End/Igné est programmée à Dijon, Masson et Vénissieux. Ecrite par notre confrère Mustapha Benfodil et mise en scène par Kheireddine Lardjam, la pièce aborde le phénomène du suicide par immolation. Elle avait participé au dernier Festival d’Avignon ainsi qu’au 2e Festival des arts contemporains du Caire en Egypte, en 2013. Fondée par Kheireddine Lardjem en 1998, la Compagnie El Ajouad vise à «la promotion et la diffusion de textes contemporains, en particulier des auteurs algériens».

 

ANISSA BENSALAH. Emergence

De père algérien et de mère brésilienne, elle est née à Haïti. A 5 ans, elle est à Dakar, à 11 ans à Beyrouth et à 14 ans à Paris. Elle étudie la musicologie à l’Université Paris VIII parallèlement à une formation de dix ans à l’Ecole Nationale de Musique auprès de grands professeurs. Elle vient de sortir son premier album, Matriz qui fait parler de lui, mêlant les rythmes et mélodies brésiliennes aux inspirations orientales. Il faut dire qu’elle chante sur scène depuis l’âge de 15 ans et pas n’importe où : la salle Gaveau, le New Morning, le Palacio de Cristal à Rio de Janeiro et dans des festivals de musique et de jazz prestigieux. Anissa Bensalah a travaillé avec de grands noms de la musique brésilienne. Les critiques lui prédisent une carrière internationale exceptionnelle.



EXPO. Hamza Bounoua

Le plasticien Hamza Bounoua, qui poursuit une belle carrière internationale s’appuyant notamment sur sa réputation dans les pays du Golfe, présente une exposition au Bastion 23 du Palais des Raïs jusqu’au 23 décembre. Une soixantaine de ses œuvres y sont montrées dont des photos travaillées, une nouveauté, du moins pour le public algérien. Intitulée «Les Portes de l’Enigme», l’exposition entend exprimer les questionnements de l’artiste pour lequel la calligraphie arabe ainsi que les signes amazighs demeurent un élément important de son expression contemporaine. Né en 1979, Hamza Bounoua a été formé par l’Ecole supérieure des Beaux-arts d’Alger. En 2007, lors de l’événement Alger, capitale de la culture arabe, le Mama lui avait consacré une grande exposition intitulée «L’ascension de la lettre vers le ciel». Une exposition à voir dans le cadre magnifique du Palais des Raïs.



Institut culturel italien. Artisanats

L’Institut culturel italien d’Alger, en collaboration avec la Fédération des artisans et de l’artisanat traditionnel, et l’Association Casbah d’Alger, accueille, depuis mercredi dernier, une exposition consacrée à la bijouterie et aux tenues traditionnelles «modernisées».
Ce sera sans doute la dernière action de son très sympathique directeur, Uberto Malizia, dont la mission en Algérie s’achève. Nous en profitons pour lui adresser nos salutations amicales. Adresse : 4 bis, rue Yahia Mazouni, El Biar.

 

FORUM MONDIAL SUR LA SCIENCE AU BRéSIL : Loin du foot et du carnaval

Mercredi dernier s’est achevée, à Rio de Janeiro, la 6e édition du Forum Mondial sur la Science autour du thème «La science au service du développement durable à l’échelle mondiale». C’est la première fois que cette rencontre de très haut niveau se déroule ailleurs qu’en Europe. Créé suite au succès de la Conférence mondiale sur la science organisée en 1999, ce forum, organisé par l’Unesco, est l’un des principaux événements mondiaux dans le domaine. Il rassemble plus de 600 scientifiques et leur permet de tisser des liens avec les entreprises et les décideurs politiques. L’édition brésilienne s’est déroulée de manière impeccable avec une qualité d’échanges remarquables. Ainsi, le Brésil a-t-il encore renforcé sa communication internationale, éloignant davantage la caricature d’un pays centré sur le football et le carnaval.

 

ANECDOTE CINéMA : Le génie goujat !

Alfred Hitchcock (1899-1980) avait la réputation d’être odieux avec ses actrices. En 2012, le film Hitchcock de Sacha Gervasi, avec Anthony Hopkins dans le rôle du mythique réalisateur, avait mis en scène cet aspect de sa personnalité. Parmi les nombreuses anecdotes qui courent encore à ce propos, celle de l’actrice Mary Anderson qui avait joué dans son film Lifeboat en 1944. Elle demanda à Hitchcock quel était son meilleur profil. Réponse du maître : «Ma chère, vous êtes assise dessus». Cela dit, toutes ses actrices ont reconnu qu’il les avait portées au sommet de la gloire.  

 

HOMMAGE à LAZHAR HAKKAR : La mémoire à fleur de peau

L’initiative du 7e Salon Djurdjura des arts plastiques qui s’est tenu à Tizi Ouzou de rendre hommage au peintre algérien, Lazhar Hakkar, décédé le 23 septembre dernier, mérite d’être saluée. Elle a permis de revenir sur le parcours existentiel et artistique de cet artiste. L’intervention de l’ami du défunt, Mohamed Boukerche, également peintre, a constitué un moment de découverte et d’émotion, soulignant le rapport quasi-charnel et essentiel de Lazhar Hakkar avec la mémoire. Celui-ci affirmait à propos de son œuvre : «Dans mes tableaux, je traite d’un voyage dans la mémoire. Je parle de Hizia, de Reggane, des inondations de Bab El Oued, et autres phénomènes de la mémoire algérienne». Né en 1945 à Khenchela, Hakkar n’a jamais cessé de porter dans ses créations toute l’âme tourmentée d’un enfant des Aurès durant la guerre.  

 

DANSE : Palmarès

A l’issue du 5e Festival international de danse contemporaine (15-22 nov.), la compagnie Nacéra Belaza a obtenu le 3e prix, la Chine, invitée d’honneur, recevant le 1er Prix avec sa troupe Beijing Dance Theater et la Grèce, le 2e Prix avec Proxyma Dance Company. Avec la participation de 24 pays, le programme comprenait huit troupes algériennes. La distinction du travail de Nacéra Belaza a honoré l’Algérie, mais le développement de cet art dans notre pays demeure insuffisant au regard des immenses potentialités en la matière. 

 

Paris : les signes du Maghreb des Films

La 4e édition du Maghreb des Films, organisé par l’Association Coup de Soleil, et qui a lieu en ce moment, s’est inscrite sous plusieurs signes. Le premier est celui de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, dite «Marche des Beurs» qui avait eu lieu en octobre 1983. Après des éditions consacrées aux bouleversements en Tunisie et au Cinquantième anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie, le second signe choisi par les organisateurs est celui du cinéma marocain qui a connu ces dernières années une évolution remarquable. D’autres signes complémentaires ont été ajoutés à cette riche programmation. La manifestation affiche un bilan enthousiaste avec une audience nationale grandissante (une quarantaine de salles de cinéma et d’associations partenaires à Paris, en banlieue parisienne et en région) ainsi qu’une riche programmation : 24 films en 2009, 123 en 2012 et près de 400, de tous formats, au cours des quatre années écoulées, pour un peu moins de 600 séances. Depuis sa création, le Maghreb des Films a accueilli plus de 25 000 spectateurs.
 

Categorie(s): arts et lettres

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