Cité du Cité du 1er mai à Sidi Amar : Des locataires s’insurgent

Elwatan; le Mardi 17 Mars 2009
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Les doléances relatives à l’amélioration du cadre de vie dans la cité du 1er Mai, implantée au chef-lieu de la commune de Sidi Amar, ont reçu une fin de non- recevoir auprès de certains responsables concernés, contrairement à d’autres, qui eux, ont pris la peine de les réceptionner à leur niveau, manifestant ainsi un semblant de respect à l’égard du citoyen.
Les signataires de la plate-forme de doléances, qui a été adressée au chef de daïra d’El Hadjar, au P/APC, au directeur général de la Seata (ex-ADE) et au commissaire de police de Sidi Amar, regrettent que des commis de l’Etat tournent le dos aux préoccupations d’intérêt général. Ils citent, à ce propos, le directeur de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) et le directeur du parc communal de Sidi Amar. Accuser réception d’une plate-forme de doléances dans ce cas de figure est un devoir et un acte de civisme, ne serait-ce que pour s’informer sur l’environnement et ses problèmes. Les locataires de ladite cité, qui ne sont pas à leur première action de revendication visant l’amélioration du cadre de vie, évoquent moult problèmes concernant également d’autres cités ou quartiers implantés à travers le territoire de la wilaya.

«Les vides sanitaires sont inondés depuis plusieurs années par les eaux usées», lit-on dans leur requête qui fait état également de « la prolifération des rats remontant aux appartements par le biais des gaines d’aération et des colonnes montantes des bâtiments», ainsi que de « l’absence de bacs à ordures», et de «l’errance pendant le jour et la nuit, d’animaux (vaches, moutons, chiens et bourricots), rendant l’atmosphère désagréable, voire insupportable.» Parmi les autre doléances de ces locataires, qui ne demandent qu’a vivre dans un milieu plus ou moins propre, figure le cas d’un CEM réalisé à coups de milliards de centimes puis délaissé par la direction de l’éducation à cause des risques d’effondrement qu’il présente. Cet établissement s’est transformé, selon eux, en un lieu de débauche et de délinquance.

Ce problème ne mérite-t-il pas une prise en charge, ne serait-ce que pour protéger et sortir les jeunes des dérives dangereuses. Les locataires de la cité du 1er Mai, à l’instar de ceux des quartiers limitrophes, s’interrogent, par ailleurs, sur l’inutilisation du marché couvert de fruits et légumes qui a été, pourtant, réceptionné en 2008, alors que les marchands continuent de squatter les trottoirs, obstruant ainsi la voie publique. Les propositions qui accompagnent la plate-forme de revendications concernent la réalisation de deux chambres à vanne et d’avaloirs, la mise en place de compteurs d’eau et la réparation des fuites d’eau et du réseau d’éclairage public. En somme, un programme de travail à même de rendre agréable une partie du chef-lieu de commune de Sidi Amar.

Categorie(s): annaba

Auteur(s): Tewfiq G.

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