Clause d’exclusivité de trois ans : «Elle ne concerne que Renault et la SNVI»

Elwatan; le Lundi 2 Decembre 2013
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La clause d’exclusivité de trois ans accordée par le gouvernement au constructeur Renault «ne concerne que les deux contractants», a déclaré, hier, le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement, Amara Benyounès, en marge d’une rencontre d’affaires algéro-brésilienne. Depuis l’annonce, le 9 novembre dernier, d’un accord de partenariat pour la réalisation d’une usine d’assemblage de véhicules utilitaires en Algérie entre le groupe privé Arcofina et le constructeur chinois FAW, beaucoup d’interrogations avaient été soulevées en relation avec la clause d’exclusivité. Des informations officielles et d’autres émanant du constructeur Renault avaient récemment confirmé l’incompatibilité du nouveau projet avec celui accordé par l’Etat à Renault en vertu du contrat signé en décembre 2012 à Alger.

Aujourd’hui il s’avère, selon les informations obtenues auprès du ministère du Développement industriel, qu’en vertu du contrat signé entre les parties algérienne et française, «seule la SNVI est tenue par l’engagement d’exclusivité pris vis-à-vis de Renault» dont l’usine, installée à Oued Tlélat, près d’Oran, devrait entrer en production en novembre 2014. La clause en question empêche la SNVI d’engager, à compter de la date de signature du contrat, soit jusqu’en 2015, toute nouvelle négociation avec un autre constructeur de véhicules de tourisme.
Il est à rappeler que le partenariat entre Renault, la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) et le Fonds national d’investissement (FNI) avait été lancé officiellement le 19 décembre 2012 suivant la règle des 51/49%, alors que le holding privé Arcofina et le constructeur public chinois FAW avaient annoncé, le 9 novembre 2013 à Alger, un autre contrat pour la construction d’une usine de 10 000 véhicules pour un montant de 5 milliards de dinars.


«Le complexe sidérurgique de Bellara avec ou sans les Qataris»


Sur un autre plan, M. Benyounès a indiqué que le projet de complexe sidérurgique dans la zone franche de Bellara, à Jijel, «se fera avec ou sans les Qataris». Interrogé sur une information faisant état d’un possible retrait du Qatar du projet, dans le cadre d’une diminution de ses investissements à l’étranger, le ministre affirme qu’«une telle décision, si elle venait à se confirmer, n’influera pas sur la décision du gouvernement de réaliser le complexe sidérurgique, qui est un projet stratégique pour l’Algérie». «Nous sommes en voie de finalisation avec les Qataris, mais si un problème se pose, nous pouvons et nous devons le faire avec d’autres partenaires», a encore affirmé le ministre, qui souligne que le pacte d’actionnariat algéro-qatari pour la réalisation d’un complexe sidérurgique dans la zone franche de Bellara, à Jijel, est dans sa phase finale. Il est à rappeler que le projet, mené par l’entreprise algérienne Sider et Qatar International, prévoit la construction d’un complexe d’acier dans la zone de Bellara d’une capacité de production de 5 millions de tonnes par an pour un investissement de deux milliards de dollars. La production devrait atteindre, dans une première phase, deux millions de tonnes d’acier par an à partir de 2017.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Zhor Hadjam

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