Commune de Sidi Marouf : Des localités à l'état primitif

Elwatan; le Lundi 16 Mars 2009
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Les localités de Afat, Chekrida, Ghar Eddiba, ainsi que celles de Beni Hay et El Akbia, situées à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la commune de Sidi Marouf, sont habitées par une population très pauvre, livrée à elle-même, dans la précarité.
En dépit d’un beau printemps, qui n’a d’égal que la misère des habitants, ces contrées perdues sont loin de bénéficier de quelconques commodités permettant une vie décente dans un contexte social des plus durs. Abandonnés à eux-mêmes, les petites gens de ces localités, humbles et austères dans leur existence, n’ont pas d’autre ambition que d’avoir de l’eau potable. «C’est à dos d’âne que les gens vont chercher de l’eau dans les parages de ces localités», nous dit-on, précisant que «ce sont les femmes et les enfants qui font la corvée, car les hommes sont ailleurs à la recherche d’un hypothétique travail».

Le transport scolaire et l’état de la route, refaite il y a quelques temps mais endommagée par les poids lourds, restent les principales préoccupations des habitants qui souffrent du chômage et de la rudesse de leur vie.
Les femmes s’occupent de l’élevage de quelques vaches ou chèvres de la race locale, ou du travail de la terre pour se procurer du lait et quelques légumes. «Ici, nous a-t-on dit, on recourt encore à la charrue traditionnelle qu’on tire à l’aide de mulets pour labourer la terre». Le rendement de l’agriculture dans ces localités demeure insignifiant pour les habitants qui recourent à des moyens rudimentaires pour travailler la terre afin de subvenir à leurs petits besoins quotidiens.

Pour le reste, les plus chanceux parmi les hommes ont pu décrocher un poste d’emploi dans les rangs de la garde communale ; les autres n’auront qu’à se lever tôt pour aller chercher ailleurs un travail de manœuvre.
la misère et le chômage, les jeunes de ces localités ont massivement quitté ces lieux hostiles à l’épanouissement de tout être humain. Ils se rendent dans les grandes villes du pays, principalement la capitale, où ils travaillent le plus souvent comme serveurs dans des restaurants et cafés.


Categorie(s): jijel

Auteur(s): Rami Z.

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