Conférence de presse du ministre de l’intérieur : «L’abstention ne porte pas atteinte à la crédibilité des élections»

Elwatan; le Mercredi 18 Mars 2009
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Je ne vois aucune contradiction entre mes déclarations et celles du Premier ministre. Je crois qu'il y a un problème de substance et de sémantique dans l'interprétation des propos du Premier ministre», a déclaré M. Zerhouni.

S'exprimant lors d'une conférence de presse animée, hier à Alger, le ministre tente de donner «la vraie interprétation» des propos tenus, mercredi dernier sur les ondes de la Radio nationale, par Ahmed Ouyahia.
Des propos dans lesquels il nie tout renforcement du dispositif sécuritaire à l'occasion des élections présidentielles du 9 avril prochain. «Je m'inscris en faux contre mes collègues du gouvernement. Il n'y aura pas de renforcement du dispositif sécuritaire», avait-il précisé. Cette déclaration a été interprétée comme étant une réponse directe au ministre de l'Intérieur qui avait précisé que «le dispositif sécuritaire sera renforcé». Non ! rétorque Zerhouni.

«Je suppose que le Premier ministre a voulu dire qu'il n'y a pas de moyens exceptionnels qui ont été déployés pour assurer le déroulement de cette élection», soutient-il.
Poursuivant, il précise encore qu’«il y a certains endroits qui nécessitent une surveillance sécuritaire particulière car les groupes terroristes n'hésiteront pas à exploiter ce genre d'occasion pour se manifester». Revenant sur la question de la participation au prochain scrutin présidentiel et le spectre de l'abstention, Noureddine Yazid Zerhouni se montre confiant. «Il ne faut pas que nous vivions avec la crainte de l'abstention», a-t-il dit, en estimant qu'un fort taux d'abstention ne porte pas atteinte à la crédibilité des élections. Mais ce n'est pas le cas actuellement.

Citant la campagne de proximité menée par l'administration dans le cadre de la révision des listes électorales, le ministre estime que «les citoyens accordent un intérêt particulier à cette élection».
Aide financière : «Ce n'est pas nous qui
la gérons»
A une question concernant la neutralité de l'administration, l'orateur souligne qu’«il faut d'abord prouver que cette dernière est partiale» . «Il faut sortir de la culture de la défiance», en rappelant que «tous les agents de l'administration ont reçu une instruction de ne pas utiliser les moyens de l'Etat pour défendre leurs idées personnelles ou leurs candidats préférés».

Dans ce sens, le ministre défend ses collègues responsables de l'Dducation nationale et des Affaires religieuses qui ont lancé des campagnes de sensibilisation pour la participation aux élections au niveau des structures qui sont sous leur tutelle. «Cela fait partie de l'éducation civique. Il y a une différence entre l'utilisation des structures de l'Etat pour la sensibilisation des citoyens et leur exploitation à des fins électoralistes», a-t-il soutenu. Abordant le sujet relatif au versement de l'aide de l'Etat aux candidats au prochain scrutin, le ministre a indiqué que «celle-ci est mise à la disposition des concernés juste après la communication par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats retenus». Pourquoi n'a-t-elle pas été versée alors ? Le ministre s'en lave les mains. «Ce n'est pas nous qui nous occupons de l'aide financière. Sa gestion est confiée à la commission administrative», a-t-il souligné.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Madjid Makedhi

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