Coup de gueule, coup de cœur : les tracteurs, les engins agricoles et la route

Elwatan; le Mardi 3 Decembre 2013
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Il n’y a pas lieu de désespérer. Il nous arrive parfois de d’avoir des coups de cœur quand même. Bien que peu fréquents, mais c’est toujours bon à prendre. C’est, cette fois-ci, à propos des tracteurs agricoles. En fait, ces engins ne devraient pas se trouver sur la route, sinon à titre exceptionnel. Généralement, c’était du champ à la ferme et avec l’autorisation de la mairie, qui lui délimitait même l’itinéraire, car la place d’un tracteur est dans les champs et non pas sur les routes. Quant aux moissonneuses-batteuses et autres, elles étaient transportées à bord de camions, comme cela devrait se faire. Sauf que, de nos jours… En fait, le but de cette chronique est de faire état d’un coup de cœur en souhaitant que cela dure et se propage.

En effet, à l’occasion du Salon de l’automobile de Annaba, nous avons rencontré le directeur régional de la CRMA, à savoir la Caisse régionale mutuelle agricole, il s’agit de l’assurance qui est censée assurer le matériel agricole. Mais, en réalité, elle assure aussi les automobilistes qui y trouvent leur compte, s’agissant de prix accessibles en raison du caractère mutualiste de cette caisse. Mais là n’est pas le problème ni le but de cette chronique.

Donc, à ce directeur, nous avons posé la problématique suivante, à savoir que les tracteurs qui sont assurés par cette caisse roulent parfois même de nuit, sans éclairage ni signalisation, risquant beaucoup plus de causer et d’occasionner des accidents, notamment dans la région de Annaba à l’époque de la récolte de la tomate, entre autres. Qui de nous ne s’est pas plaint de ces (ORNI) (Objets roulants non identifiés) et non identifiables rencontrés sur nos routes ? Ajoutons à ces tracteurs les quadricycles agricoles dénommés
«Goldoni» dont nous avons eu connaissance parfois lors de la survenance de graves accidents, de nuit, à cause de l’absence totale d’éclairage.

Aussi, nous lui avons suggéré de faire en sorte que ces engins soient signalés afin de protéger ses clients et les autres usagers victimes de ces engins roulants et non perceptibles. Si ce n’est de près, lorsqu’il sera trop tard pour les éviter. Un autre danger et non des moindres, c’est lorsque le tracteur, attelé d’une remorque non visible, sortant  d’une propriété riveraine, traverse la route pour rejoindre le terrain d’en face. Alors là, aucune visibilité n’est possible dès lors que les côtés ne sont pas signalés du tout. Notre suggestion a été de demander à la CRMA de conseiller, sinon recommander à ses clients de coller des bandes autocollantes de couleur orange sur les côtés des tracteurs et rouge sur la partie arrière du tracteur et même blanc sur le devant.

De cette manière au moins, s’agissant d’une matière retro-réfléchissantes, elle sera visible la nuit à une distance de cent mètres lorsqu’ils seront éclairés par les phares d’une voiture s’y approchant. L’idée a été trouvée satisfaisante et ce directeur avait, à l’époque, pris des dispositions afin que chaque personne reçoive ces bandes réflectorisées. Par la suite, il avait donné des instructions à son personnel pour acquérir ces films retro-réfléchissants et les fournir aux clients lorsqu’ils viennent assurer leur engin.

Le souhait est que cette initiative se généralise en attendant mieux. Cela veut dire que ces engins roulants doivent être en conformité avec la législation en matière d’éclairage et de signalisation, non pas pour être en règle vis-à-vis de la législation, mais aussi et surtout pour préserver des vies humaines. A ce propos, et considérant que ces engins représentent un danger sur la voie publique et que le but du contrôle technique est d’éviter ces dangers, les tracteurs sont-ils soumis au contrôle technique ?
 

Categorie(s): auto

Auteur(s): Mohamed Lazouni

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