Djamel Belmadi, champion du Qatar, à la tête de Lekhwiya : Coup de maître pour un coup d’essai

Elwatan; le Dimanche 10 Avril 2011
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Conduire une équipe au titre de champion, au terme de la première année comme entraîneur, n’est pas un mince exploit. Djamel Belmadi l’a fait. La presse qatarie, unanime, a salué l’apport du jeune technicien algérien dans la réussite d’un club arrivé fraîchement de la seconde division et à qui on prédisait la relégation, en vertu d’une règle non écrite dans le petit émirat qui dit : «Le sort d’un club qui accède en ligue professionnelle est de retourner d’où il est venu 12 mois après.» Djamel Belmadi a démenti cette règle. Vendredi soir, après le sacre, il était sur tous les écrans et ondes des chaînes de télé et radios du Qatar. Chacun cherchait à comprendre le secret de sa réussite. L’ancien international algérien, 20 sélections et 5 buts entre 2000 et 2004, répondait inlassablement : «Il y a un seul secret derrière cet exploit, c’est le travail et les bonnes conditions dans lesquelles il s’est effectué.»

L’ancien joueur de Paris (1992-1996), Marseille (1997-1998 et 2000-2002), Manchester City (2003), Southampton (2005-2007), Valenciennes (2007-2009) est promis à une belle carrière d’entraîneur. Le président de Lekhwiya, qui est en même temps le ministre de l’Intérieur, n’a pas manqué de saluer ses qualités d’homme et de coach au soir du sacre, lui rendant un vibrant hommage : «Belmadi a fait du bon travail et nous sommes fiers de lui. Nous allons tout faire, avec lui, pour confirmer cette belle performance et préparant notre prochaine participation à la Coupe asiatique des clubs.»

Interrogé lors de l’émission «Assemblée», de la télévision qatarie, sur ses choix de recrutement de joueurs en provenance de France, et particulièrement le Marocain Ouaddou et les Ivoiriens, Harrouna Dindane et Bakary Koné, Djamel Belmadi a rétorqué : «Avant de recruter, j’ai mis à profit ma petite expérience vécue comme joueur au Qatar. J’ai pris des joueurs dont je connaissais la valeur, et, surtout, dont je savais l’apport sur le terrain. Le temps m’a donné raison.» Hier, au micro de notre consœur de la Chaîne I, Sakina Boutamine, l’ancien capitaine des Verts à la CAN 2004 en Tunisie, a dédié le titre à ses «parents qui résident à Mostaganem et au peuple algérien qui m’a toujours aimé et soutenu depuis que j’étais joueur». Il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin après ce fabuleux exploit. Ses projets de carrière ne doivent, certainement pas, s’arrêter au championnat professionnel du Qatar.

Categorie(s): sports

Auteur(s): Yazid Ouahib

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