Education : Le SATEF répond à Benbouzid

Elwatan; le Mardi 17 Mars 2009
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Le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef), par la voix de son secrétaire général, Mohamed Salem Sadali, a déclaré hier lors d'un point de presse à Tizi Ouzou que «le Satef n'est pas partie prenante de la campagne électorale».
Pour éviter toute confusion, le même syndicaliste affirme : «Nous n'avons aucune consigne de vote à donner mais nous faisons un constat.»
Il qualifie, en outre, les syndicats qui ont participé à la journée d'étude sur la citoyenneté, en février dernier à Alger, d'«organisations clonées, créées pour polluer l'espace syndical et réduire le champ de manœuvre des vrais syndicats autonomes». «Les agissements de l'administration de Benbouzid s'inscrivent, estime-t-il, dans l'optique d’imploser l'intersyndicale, en fabricant des structures parallèles. Ces mêmes syndicats ont suspendu leurs actions de protestation pour l'après- présidentielle contre des promesses creuses.»

Pour rappel, au mois de février dernier, Boubekeur Benbouzid, ministre de l'Education nationale, avait exhorté, à l'occasion de la même rencontre, les représentants du Satef, du Snapap et du SNTE à sensibiliser le corps enseignant en vue de voter massivement le 9 avril prochain, sans pour autant citer nommément «son» candidat. Avant de dresser un tableau noir particulièrement sur la situation des contractuels dans la wilaya de Tizi Ouzou, l'orateur dénonce «les pressions administratives et le harcèlement judiciaire dont sont victimes les membres de son organisation». Le Satef n'exclut pas de recourir à un arbitrage auprès du Bureau international du travail (BIT), si les plaintes déposées contre des syndicalistes ne sont pas retirées.

Evoquant le cas des contractuels, M. Sadali indique qu'un traitement «spécifique et discriminatoire est réservé à ces employés». «Ces travailleurs vivent une situation particulière, d'autant plus qu'ils ne sont pas payés depuis 4 ans. Ils sont, à ce jour, 2000 contractuels, dont 1500 occupant des postes vacants, qui attendent leur régularisation», a-t-il conclu.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Nordine Douici

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