El Khroub : les étables investissent Massinissa

Elwatan; le Jeudi 3 Janvier 2013
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En effet, le « village », comme certains persistent à qualifier l’ancienne partie coloniale de cette localité, a connu une expansion urbanistique importante au fil des dernières années, mais celle-ci tranche néanmoins avec l’aspect d’«étable»  à ciel ouvert qu’elle arbore en parallèle. En dépit de la volonté de certains responsables qui se sont succédé à la tête de la mairie d’El Khroub pour déconcentrer les nombreuses étables existantes du centre urbain, les troupeaux de bétail restent omniprésents au niveau de cette commune, et même au niveau de la nouvelle ville Massinissa, appelée à accueillir plus de 100 000 locataires.

Si actuellement «le village» semble moins «encombré» en matière d’élevage de bêtes à cornes notamment suite au départ d’anciens éleveurs, le lotissement qui se dresse à proximité de la nouvelle ville Massinissa  donne, a priori, l’impression d’avoir pris le relais puisque des particuliers ont pris soin, parallèlement à la construction de leurs habitations individuelles, d’aménager un abri pour leurs vaches et/ou moutons et autres animaux de basse-cour. Ces propriétaires ont profité du laxisme des responsables concernés lesquels n’ont pas pris de mesures coercitives afin de dissuader les habitants de ces fermes urbaines de cesser cette activité non conforme à un mode de vie en milieu urbain et s’inscrivant en violation des nouvelles orientations en matière d’aménagement du territoire relatives à la réglementation des villes nouvelles.

A ce titre, la nouvelle équipe municipale, à leur tête le nouveau président d’APC d’obédience FFS, a du pain sur la planche pour repenser El Khroub et, par extrapolation, la nouvelle ville Massinissa, laquelle, faut-il le signaler, ne jouit pas des mêmes sollicitudes de la part des responsables locaux que la nouvelle ville Ali Mendjli, immense méga cité dortoir à l’allure plus «citadine». En sus du fait qu’elle doit gérer deux nouvelles villes, la commune d’El Khroub a adopté, il y a quelques années, le concept universel de «ville santé», mais pour pouvoir réellement s’y conformer, la ville ne doit-elle pas au préalable se débarrasser de sa clochardisation urbanistique?                                                

Categorie(s): constantine

Auteur(s): L. R.

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