El Milia : Les ménages à rude épreuve

Elwatan; le Lundi 24 Mai 2010
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Faire son marché est désormais une véritable épreuve pour les nerfs des ménages, qui font des acrobaties pour joindre les deux bouts.
Le constat est le même à longueur d'année. Le hic est que les fruits de saison coûtent plus cher que les bananes avec 120 DA/kg, pourtant importées. Les nèfles, un pur produit local, sont cédées à 150 DA/kg, les abricots, de piètre qualité, sont proposés à 130 DA/kg. Les autres produits de saison sont également hors de prix, comme la tomate, largement consommée, qui est vendue… 90 DA le kilo. Le poivron doux est lui aussi un produit maraîcher, purement local, qui n'échappe pas à cette règle inflationniste en se vendant à 70 DA le kilo, au même titre que les oignons, fixés à 60 DA.

La pomme de terre, après avoir connu une certaine baisse, atteignant les 25 DA le kilo à la faveur d'une grande production, a vite repris son envol pour être désormais proposée à 40 DA/kg. Pour toute explication, les marchands de fruits et légumes font endosser la responsabilité de cet état de fait aux marchés de gros où, disent-ils, les prix sont élevés. Cependant, la spéculation et le jeu malsain des nombreux intermédiaires, intervenant dans la filière, selon d'autres, n'ont laissé aucun répit aux ménages et aux petites bourses, qui sont les seules victimes, en l'absence de circuits de contrôle devant mettre un terme à cette folie de la mercuriale.

Categorie(s): jijel

Auteur(s): Z. A.

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