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Elwatan; le Samedi 30 Novembre 2013
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Mon frère ennemi. de Djilali Bencheikh

Quel polisson que ce petit Salim ! Sept ans et déjà des pensées lubriques ! Dans ce village de la région de Chlef, dans les années ‘50, la famille de Salim habite dans une kheïma. Son frère, Elgoum, l’importune sans cesse, d’autant que lui aussi a des vues sur R’nia, la bonne impudique. La jeune fille assure l’éducation sexuelle de Salim et lui fait miroiter d’autres initiations après sa circoncision. Dès lors, le marmot s’impatiente de passer entre les mains de Si Kaddour, l’ex-boucher du village dont la réputation de circonsiseur a dépassé les frontières de la bourgade. Avec la rentrée des classes, arrivent de nouveaux émois. Il en pince pour sa belle camarade de classe, Maya, qui sent l’Eau de Cologne au point d’oublier R’nia, la paysanne dévergondée. Au-delà de ces histoires truculentes, une découverte des conditions de vie de cette période.
Editions Barzakh (Alger) 2013 - 226 pages - 600 DA.

 

Le dernier cours. de Belkacem Kassoum Madani

Enfant de Berrouaghia (wilaya de Médéa), l’auteur relate son enfance et son adolescence dans les années ‘50 dans ce village. A travers ce récit autobiographique, l’auteur décrit la vie des Algériens à cette époque dans une Algérie confrontée à la pauvreté, l’analphabétisme, l’exil forcé… A partir de 1951, Belkacem Kassoum Madani entame sa vie de potache au Lycée de Médéa. «Le lycée renfermait un internat abritant un peu plus d’une centaine d’élèves, entre indigènes et européens. Ces derniers étaient des fils de colons de Berrouaghia, Arthur Brazza, Boghari…». La vie de notre lycéen va basculer le 19 Mai 1956, à l’appel de l’UGEMA à rallier la lutte armée. Cette décision sonne le glas des cours. Après l’indépendance, l’auteur a travaillé en qualité de journaliste à l’APS avant d’occuper diverses fonctions dans l’administration algérienne.
Editions ANEP (Alger) 2013 - 218 pages - 700 DA.

 

Rue Sombre, au 144 bis. de Hakim Laâlam

Selim Batel est un excellent chroniqueur au journal La Sentinelle. Un jour, le professeur Maâlag lui annonce qu’il est atteint d’un cancer irrémédiable. Dès lors, commence pour Selim le calvaire des séances de chimiothérapie dans des hôpitaux déshumanisés d’Alger. Sa vie défile devant lui d’un seul coup, avec ses hauts et ses bas. Il ressasse les années rouges avec son cortège de tueries, de bombes, de faux barrages… En ce jour où Alger fête  en grande pompe le retour de «l’autre»,  le journaliste est exaspéré. Il décide d’exprimer haut et fort ce qu’il a longtemps contenu. Selim sait qu’il n’a plus rien à perdre, puisque ses jours son comptés, comme le lui a assuré le professeur Maâlag. Né en 1962 à Bordj Bou Arreridj, Hakim Laâlam, titulaire d’un magistère en littérature et linguistique, est journaliste chroniqueur au Soir d’Algérie.
Editions Koukou (Alger) Oct. 2013 - 145 pages -500 DA.

Categorie(s): arts et lettres

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