En solidarité avec leurs collègues emprisonnés

Elwatan; le Mercredi 2 Janvier 2008
1

Les travailleurs du service de l'état civil de la mairie d'Oran ont observé, dimanche matin, un arrêt de travail en guise de protestation pour une affaire dans laquelle ont été mêlés trois de leurs collègues.
Il s'agit, en effet, d'un geste de solidarité pour soutenir trois travailleurs, dont deux femmes, qui ont été placés sous mandat de dépôt pour avoir délivré un certificat de naissance original à un citoyen.
Selon certains travailleurs, «ces deux femmes, dont l'une est enceinte, n'ont fait que leur travail. Elles n'étaient pas au courant de ce qui se tramait à leur insu». Selon les faits qui nous ont été relatés, le gardien du parking se trouvant sur le trottoir du siège de l'état civil a proposé à un citoyen de lui faire délivrer un certificat de naissance original contre la somme de 400 dinars. Ce citoyen a alerté le procureur général qui a ordonné à la police d'intervenir au moment de la transaction. Le gardien, qui a été arrêté en flagrant délit, a dénoncé un agent de sécurité de l'état civil qui, à son tour, a subi le même sort. Une enquête a été ouverte, mettant en cause les deux femmes employées dans le service en question, l'une avait signé le document alors que l'autre l'avait rédigé. Tout ce beau monde a été placé sous mandat de dépôt. Les deux femmes du service de l'état civil maintiennent qu'elles n'étaient pas au courant de la transaction. En tout état de cause, l'acte de corruption a eu lieu à l'extérieur de l'institution. Certains travailleurs de ce service affirment que «le citoyen qui a donné l'argent au gardien de voitures, qui n'a aucune relation de travail avec ceux de l'état civil, doit être impliqué avec les accusés, car il a essayé de corrompre une autre personne pour avoir ce document officiel». Et de poursuivre: «à qui faut-il faire confiance maintenant ? C'est un agent de sécurité qui est venu demander un service aux deux femmes dont l'une n'a fait que prendre les renseignements. Quant à la deuxième, elle n'a même pas cherché à connaître le demandeur de cet acte, vu que son travail consiste à signer».

Categorie(s): oran

Auteur(s): B. Souhila

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..