Énergie : Statoil entame son retour en Algérie

Elwatan; le Dimanche 1 Decembre 2013
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Une partie du personnel du groupe est revenue en Algérie, après son départ qui a suivi l’attaque terroriste sur le site de Tiguentourine, à In Amenas, en janvier 2013. Il faut rappeler que le groupe Statoil avait perdu cinq de ses travailleurs dans cette attaque terroriste et a fait évacuer ceux qui avaient survécu. Le retour de Statoil a commencé il y a quelques semaines dans la base permanente que détient le groupe à Hassi Messaoud, selon les propos de son PDG. Toutefois, celui-ci a indiqué qu’il était difficile de savoir quand le retour du personnel s’effectuera sur les sites de In Salah et In Amenas, les deux gisements gaziers développés par Statoil en partenariat avec BP et Sonatrach.

Le retour du personnel à In Salah s’effectuera probablement avant celui à In Amenas. L’affectation à In Amenas prendra probablement plus de temps, a indiqué le responsable de Statoil. «Nous sommes très concentrés sur le fait d’être sûrs que toutes les initiatives et les mesures ont été prises pour s’assurer de la sécurité et que le site d’In Amenas est sécurisé et que les leçons ont été tirées de l’incident», a indiqué Helge Lund. Un représentant syndical du groupe Statoil a indiqué, à Reuters, qu’il était peu probable que le personnel revienne à In Amenas avant l’année prochaine. Il est possible que le personnel retourne en Algérie, mais des mesures de sécurité supplémentaires doivent être mises en place et cela prendra du temps, a indiqué le syndicaliste. Cela n’arrivera pas cette année, mais peut-être l’année prochaine, a-t-il ajouté.

Selon Reuters, les syndicats sont influents en Norvège et jouent un rôle important dans les questions de sûreté et de sécurité. Quelques jours après l’attaque terroriste de janvier 2013 contre le site de Tiguentourine à In Amenas, le groupe norvégien Statoil avait réitéré son intention de rester en Algérie malgré cette attaque. Helge Lund avait déclaré, devant des employés de l’entreprise, que «l’attaque terroriste d’In Amenas représente un carrefour pour l’industrie pétrolière et du gaz» en demandant à ses équipes et à toute l’industrie norvégienne de ne pas céder au découragement.

De son côté, le Premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, avait déclaré que «les entreprises norvégiennes ne se laisseront pas intimider et ne retireront pas leur participation dans des activités commerciales légales à l’étranger». «L’alternative serait donc de laisser les extrémistes dicter les règles de la coopération internationale», avait-il ajouté.

Categorie(s): economie

Auteur(s): Liès Sahar

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