... Et la vieille Citadelle!

Elwatan; le Mercredi 9 Janvier 2008
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La Casbah s'effondre sans que les autorités locales ni les «sauveurs au petit pied» ne s'y intéressent. Seule réaction de la wilaya déléguée de Bab El Oued : les propriétaires devraient désormais rendre compte de tout problème en cas d'accidents.

Les intempéries qui ont touché la capitale y sont pour beaucoup. Les douirettes s'effondrent l'une après l'autre. Une batterie de lois a pourtant été mise en branle pour protéger La Casbah. Celle du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine culturel s'est voulue la plus complète. Les spécialistes assurent que les lois organiques n'ont vu le jour, pour certaines, que quelques années plus tard, créant une certaine gêne chez les exécutants de la loi. Pourtant, l'Etat peut faire l'acquisition de ce patrimoine à l'amiable ou par voie d'expropriation pour cause d'utilité publique par application du droit de préemption ou par voie de donation. L'inventaire de ce patrimoine, comme stipulé dans la disposition 7 de ladite loi, est fait par le ministère de la Culture. «Comment procédera-t-on alors pour la sauver quand des fonctionnaires projettent de la raser pour ériger à sa place un site sans avoir conscience de ce que fut l'antique cité d'El Djazaïr ?», s’interrogent les Casbadjis qui assurent que des logements qui leur étaient destinés ont été détournés. Une institution de gestion plus que puissante existe, la direction de la culture, en l'occurrence. Celle-ci est dotée de tous les moyens. La commission nationale des biens culturels a délibéré pour la réhabilitation du secteur Casbah. A ce jour, la direction de la culture n'ayant pas réagi quant à une véritable mise en valeur de ce qui reste de l’antique Cassoubah. Un secteur sauvegardé est créé et délimité par un décret ministériel, appuyé par un plan permanent de sauvegarde élaboré par le CNERU. Le secteur sauvegardé dont le plan a été confié aux bureaux d’études est élargi. Il touchera, suivant le décret exécutif du 9 mai 2005, les confins de l'Amirauté. Reste que des villas sont construites dans ce périmètre et que le minaret de Ketchaoua menace de s'effondrer sur les fidèles et les passants.

Categorie(s): alger

Auteur(s): Nadir Iddir

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