Exposition picturale de Madjda Benchaâbane

Elwatan; le Dimanche 6 Janvier 2008
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Fragments d’âme émergés Jusqu’au 6 janvier, la cybergalerie Didouche Mourad abrite une exposition picturale de l’artiste récipiendaire Majda Benchaâbane.
La vingtaine d’œuvres accrochées dans des cimaises de l’espace, laissent émerger l’intériorité de la plasticienne qui étrenne son panel d’œuvres en solo. Le regard du visiteur voit défiler des compositions lovées dans une musicalité qui inonde ses à-plats. Psycho-clinicienne de formation, Majda oriente son parcours dans le geste plastique non sans en avoir été imprégnée au passage, d’une certaine aura du travail «picassien», de Mirŏ ou de Kandisky. Des figures allégoriques dont l’expression des formes conjuguée à l’harmonieuse combinaison des couleurs, nous renseignent sur le courant contemporain qu’elle veut mettre en avant. L’artiste tient à «voguer» sous sa propre latitude picturale. Après avoir pris part à nombres d’expositions collectives, l’artiste explore ses tréfonds, taquine sa muse féminine, cultive la technique du trait et invite, pour la première fois, le public à apprécier son langage plastique, à travers une collection intitulée Eclats d’âme dont les compositions sur toile et sur carton explosent de joie et de mélancolie. Elle promène l’œil du spectateur dans un univers de circonvolutions dont les courbes mélodieuses et les mouvements spiralés — en flamme — demeurent son registre de prédilection. Sa thématique la plus prégnante, elle la puise dans le dédale de la pudeur et la grâce de la femme : discrétion, élégance et fragilité foulent subtilement ses subjectiles. Un triptyque auquel s’abreuve la jeune plasticienne. Mélomane, Prière, Suggestion, Phobie, Entre vents et marées, Mi-voilée, Eternel, Méditation, Regret, Affection sont autant d’œuvres qui nous poussent à mettre le doigt sur une atmosphère feutrée, comme pour rehausser la facture de ses œuvres. Aux réalisations déclinées dans un ton pastel ou bichromie, l’artiste oppose des œuvres dont l’abondance chromatique illustre le bouillonnement tapi dans son for intérieur. Une sensibilité et une dynamique qui ne révèlent pas moins la richesse de son talent. Un talent prometteur qui se fraie en silence son chemin et qui monte comme le blé.

Categorie(s): culture

Auteur(s): M. Tchoubane

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