Festival international du théâtre de Béjaïa : La 7e édition au rythme des coupes budgetaires

Elwatan; le Lundi 26 Octobre 2015
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 Aux côtés des habitués du FITB, dont la France, l’Egypte, l’Italie, le Portugal, l’Allemagne, le Bénin et le Sénégal, la liste s’élargit, cette année, à la Serbie d’où viendra une troupe avec un spectacle d’un genre peu familier aux planches algériennes.

Aleksandra Manasijevic présentera Cabaret contre la guerre, une pièce qui s’imprègne de l’expérience de guerre qu’a vécue la Serbie. Cette édition propose de faire montrer le théâtre de l’Europe de l’Est avec la participation aussi de la Hongrie qui présentera La Coiffeuse.
Avec D’Exil en exil, le théâtre suisse Adhoc propose une mise en scène théâtrale de textes du poète turc Nazim Hikmet. Les Italiens (théâtre de l’ombre) viendront avec Clan Macbeth, une version moderne de la tragédie de Shakespeare. Les pièces algériennes ont la part du lion, dont celles primées dans des festivals nationaux.

En tout, 150 représentations et presque autant d’invités étrangers sont attendus à ce Festival,qui a dû se résigner aux difficultés financières du pays pour revoir à la baisse ses ambitions. Pour cause de restrictions budgétaires, le FITB limitera son programme de proximité à trois communes de Béjaïa et son élargissement national au seul programme au TNA. Un spectacle du Syrien Djawad El Assad coûtera la bagatelle de 10 000 euros, mais que prendra en charge, cette année, l’Agence nationale du rayonnement culturel (ARC).  Cette édition fait sienne la thématique de la lumière qu’elle mariera avec celle du savoir pour intégrer le programme de célébration de l’Année de la lumière proclamée par l’Organisation des Nations unies.

Exception faite de la colorée et rythmée parade de rue, la cérémonie d’ouverture ne manquera pas d’être illuminée. El Hadi Cherifa, le toujours jeune chorégraphe, ancien directeur du Ballet national, a dirigé pendant trois mois une équipe d’une cinquantaine de jeunes danseurs qui ont mis sur pied un spectacle de chorégraphie. Un des huit tableaux chorégraphiques rendra hommage à Azzedine Medjoubi, dont on commémore cette année le 20e anniversaire de son assassinat. L’un des fils du défunt, Kheireddine Medjoubi, fera partie des trois musiciens qui seront sur scène à l’ouverture du FITB. Un hommage posthume sera rendu aussi à Mohamed Boudia, grand dramaturge algérien.  L’ombre de Mouloud Mammeri et celle de Mouloud Feraoun planeront sur cette édition qui consacrera des journées d’étude autour des œuvres de ces deux grandes figures de la littérature algérienne.

Des spécialistes inviteront à la prospection de l’écriture théâtrale de Mammeri, notamment la pièce La Cité du Soleil adaptée et mise en scène par Romano Garnier.  Le débat se fera aussi autour des «notes» de Feraoun sur lesquelles a été construit un spectacle de Dominique Lurcel qui sera joué à Tizi Hibel, village de Mouloud Feraoun.

En plus des ateliers de formation, le traditionnel colloque scientifique accompagnera le FITB et traitera, cette année, de la thématique portant sur Le théâtre, les rituels et les limites du sacré.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Kamel Medjdoub

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