Ghardaïa : malaise à la SPA Oasis Plâtre

Elwatan; le Dimanche 1 Decembre 2013
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La société par actions SPA Oasis Plâtre, implantée au niveau de la zone industrielle de Noumerat, dans la wilaya de Ghardaïa, vit au rythme de la contestation voire la paralysie provoquée par ses propres employés. Agacés par  les procédures déloyales et abusives de l’actuel conseil d’administration, ces derniers, dont la majorité est actionnaire, réclament la destitution immédiate dudit conseil, jugé illégitime.
En effet, un bras de fer oppose les employés à la direction de cette société spécialisée dans la production de plâtre.

Ce problème, expliquent Abdelhamid Bounaâma et Mekcem Mohamed, deux représentants des protestataires, remonte au mois d’octobre 2005 où s’est tenue une AG pour élire un nouveau conseil d’administration, alors qu’un scandale venait d’éclabousser le déroulement du scrutin ayant relation avec le trucage de PV de l’assemblée qui a fait mention de la présence de tous les employés de ladite société, alors que plusieurs d’entre eux n’ont pas fait partie de l’assemblée.

Une action judiciaire a été  lancée par la suite contre l’administration par ceux qui ont révélé son jeu malsain et l’action s’est soldée par la condamnation du rédacteur dudit  PV par le tribunal de Ghardaïa à une peine de deux ans de prison ferme, et ce, pour faux et usage de faux.
Après les pourvois en cassation introduits par l’inculpé auprès du même parquet, puis à la cour suprême, sa sollicitation a enfin été rejetée  par cette dernière le 2 mai 2013 en gardant la même peine de deux ans de prison ferme avec maintien des dommages et intérêts.

Dès lors, une correspondance a été envoyée par ces employés mécontents en date de 15 juillet 2013 par la voie d’huissier de justice à la direction de l’entreprise en l’exhortant, sous le sceau de l’urgence, de destituer l’actuel conseil d’administration qui, selon eux, fonctionne encore d’une façon illégitime. Pire, ces protestataires accusent l’administration  actuelle d’abus de pouvoir en instrumentalisant l’argent de la société pour intimider et surtout licencier abusivement les employés, majoritairement des pères de famille.

Résultat : 20 employés sont jetés hors de la société pour subir les affres de l’incertitude. Ces derniers réclament leur réintégration au sein de la société, surtout lorsqu’on sait que des jugements ont été prononcés en leur faveur par le tribunal de Ghardaïa. Dans des banderoles accrochées sur le portail principal de ladite société, plusieurs requêtes  ont été soulevées, où on peut lire entre autres : «On veut que le président de la République et le ministre de la justice envoient une commission d’enquête», «application de l’article 150 qui garantit la protection des employés des abus de l’administration». Les protestataires sont toujours dans l’attente d’une réaction des pouvoirs publics.    

Categorie(s): actu sud

Auteur(s): Farid Azzoug

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