Ils défient Rachid Harraoubia : Les étudiants marcheront mardi à Alger

Elwatan; le Samedi 9 Avril 2011
1


La Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE) campe ainsi sur ses positions depuis plusieurs semaines, en l’occurrence maintenir le mouvement de grève générale et surtout organiser une marche à Alger. «Nous avons donné, en vain, un préavis assez important au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour faire marche arrière dans sa politique de fuite en avant et de la manipulation. Les responsables du secteur ont fait exprès de fausser le débat. La crise de l’université algérienne est plus profonde qu’une question de passerelles entre le LMD et le système classique», a déclaré un étudiant à Bouzaréah, membre de la CNAE.

«Par cette marche, nous voulons prouver à la tutelle que notre détermination à ce que soient satisfaites toutes les revendications énumérées dans notre plateforme nationale, adoptée démocratiquement par la base estudiantine, est sérieuse», a-t-il ajouté. Lors de sa dernière réunion, marquée par la présence de représentants d’une dizaine d’universités et des grandes écoles, la CNAE a évalué la conférence nationale qu’elle a qualifiée d’«échec total, vu son déroulement et les résultats qu’elle a enfantés». A la fin de leur sévère réquisitoire contre le département de Rachid Harraoubia, les étudiants protestataires ont partagé les tâches entre plusieurs commissions pour préparer l’action de contestation de mardi prochain. Pour éviter toute mauvaise surprise, le mot d’ordre est de «ne pas répondre à la manipulation, quelle que soit sa nature». «Il y a beaucoup d’agitateurs qui travaillent au profit de l’administration pour porter atteinte à notre Coordination.

Nous allons leur démontrer que nous sommes plus responsables et plus pacifiques qu’eux. Même par rapport à une éventuelle répression policière de la marche, nous avons décidé de rester calmes et de protéger au maximum nos camarades», a expliqué un membre de la CNAE, avant de réaffirmer : «La marche n’est pas une fin en soi. Au-delà du 12 avril, si la tutelle ne réagit pas positivement en acceptant de dialoguer avec les vrais représentants des étudiants et de se soumettre à leurs doléances légitimes, d’autres actions sont déjà prévues. En plus des grèves cycliques, des sit-in seront organisés dans les campus et les institutions étatiques concernées par notre démarche nationale de contestation.» Par ailleurs, les étudiants ont entamé, dès la fin des travaux de leur réunion de concertation, une campagne de sensibilisation de leurs camarades pour les inciter à participer massivement à la marche, via des affiches diffusées dans les différentes enceintes universitaires et une présence renforcée sur facebook.                  

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Samir Ghezlaoui

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..