Ils dénoncent l’opacité qui entoure l’élaboration du statut particulier : Les chercheurs du Comena interpellent leur ministre

Elwatan; le Mercredi 22 Fevrier 2012
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Les chercheurs permanents du Commissariat à l’énergie atomique (Comena) critiquent vertement le projet de statut particulier tel qu’élaboré par l’administration. Dans un communiqué commun des sections syndicales des centres nucléaires d’Alger (CNRA) et de Draria (CNRD), ces chercheurs permanents dénoncent vivement l’opacité qui entoure l’élaboration de ce statut, qu’ils considèrent «loin» de leurs aspirations scientifiques. «Les préoccupations des chercheurs au sujet du statut sont essentiellement d’ordre identitaire.

Les chercheurs du Comena ne veulent pas être marginalisés sur le plan statutaire du reste de la communauté nationale des chercheurs permanents des institutions publiques de recherche, tous secteurs confondus et indépendamment de leurs ministères de tutelle», est-il précisé dans le communiqué. Les chercheurs permanents estiment que ce statut particulier ne fait aucunement référence au caractère spécifique et permanent de leur activité. Ainsi, l’attractivité voulue pour le secteur s’articule uniquement, comme ils le relèvent, sur l’aspect salarial, négligeant totalement les droits, la mise ne valeur et l’épanouissement de la ressource humaine.

Refus de dialoguer

«Cette approche basée sur le côté strictement salarial est réductrice de l’activité de recherche et de la vocation des chercheurs», regrettent des syndicalistes, qui mettent tout sur le dos de l’administration qui, selon eux, «a exclu le personnel chercheur de la commission chargée d’élaborer ce texte de loi». Longtemps attendu, ce statut particulier n’a fait que décevoir les chercheurs du Comena.

La demande formulée par les chercheurs d’être associés à l’élaboration de ce statut à travers leurs représentants syndicaux n’a pas été prise en compte. Hormis la présentation, en février 2009, de la version de décembre 2008 de ce statut qui a été triturée et modifiée par la suite, les chercheurs n’ont eu aucune information «fiable» sur le contenu du texte de loi censé régir leur activité, définir leurs tâches et souligner leurs droits. Pourtant, les chercheurs, à travers leurs représentants légaux, n’ont pas cessé de saisir l’administration du Comena, lui demandant d’ouvrir le dialogue et d’élargir la concertation sur ce texte qui définira l’avenir même et les carrières des personnels du Comena. En vain, puisque rien de cela n’a été fait. Au contraire. L’opacité a été plutôt renforcée.

Pour dénoncer cette situation, les chercheurs ont interpellé les hautes autorités, dont le ministère de l’Energie et des Mines. «Dans tous ces courriers, les chercheurs avaient informé les autorités concernées de gestion depuis décembre 2008, date de la première version par l’administration du Comena», précisent des chercheurs syndicalistes, documents à l’appui.
La Fédération des travailleurs de l’énergie et du gaz a d’ailleurs réagi, dénonçant l’attitude des responsables du Comena «hostile» à tout dialogue. Par son refus d’associer le partenaire social dans l’élaboration de ce statut, le Comena, dans un communiqué rendu public hier, a transgressé «l’instruction du chef du gouvernement du 6 janvier 2007 concernant la concertation et l’élaboration des statuts particuliers, piétiné la circulaire du Premier ministre d’octobre 2009 concernant la mise en place d’un statut particulier du Comena et ignoré les instructions du ministre de l’Energie et des Mines relatives à la situation sociale au sein du Comena et ses structures».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Mokrane Ait Ouarabi

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