Indice de perception de la corruption dans le monde : L’Algérie dans la zone rouge

Elwatan; le Mercredi 4 Decembre 2013
81503


L’Algérie reste classée dans la zone rouge, même si une très timide avancée dans le classement est notée. Ainsi, sur 177 pays examinés, l’Algérie enregistre un score de 36 points qui la place à la 94e place du classement mondial.
L ‘Algérie a enregistré un score de 34 points et une 105e place en 2012.
Sur une échelle allant de 0 à 50 points, les pays sont considérés comme «très corrompus» et «corrompus» par Transparency, qui avertit que l’abus de pouvoir, les tractations secrètes et les commissions occultes continuent à faire des ravages partout dans le monde. «L’indice de perception de la corruption 2013 démontre que tous les pays sont encore confrontés aux risques de malversations à tous les niveaux de l’administration, qu’il s’agisse de l’octroi de permis à l’échelle locale à l’application des lois et des règlements», note Huguette Labelle, présidente de l’ONG internationale. Le secteur public demeure fragile et très exposé au phénomène.

La corruption dans ce secteur entrave même, note l’ONG, le succès des initiatives mondiales. «La corruption dans le secteur public demeure un des problèmes majeurs dans le monde, en particulier au sein des partis politiques, des services de police et de l’appareil judiciaire. L’impératif de transparence doit présider à l’action publique et à la prise de décision. Un impératif d’autant plus fondamental que les observateurs s’accordent à dire qu’il est toujours difficile d’enquêter sur les cas de corruption et d’engager des poursuites à l’encontre des responsables», souligne le communiqué de l’ONG internationale. Mme Labelle met en garde et affirme que «l’heure est venue de mettre un terme à l’impunité dont jouissent certains responsables corrompus. Les failles juridiques et le manque de volonté politique ouvrent la voie à la corruption à l’échelle nationale comme à l’échelle transnationale. Nous devons intensifier nos efforts pour ne pas la laisser impunie».

Transparency constate en outre que dans nombre de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, la transparence dans la gestion des affaires publiques est absente, la société civile n’a pas accès à l’information et ne peut donc pas contrôler l’action publique. «Répression (gaz lacrymogènes, balles, perquisitions), emprisonnement, intimidations sont les maîtres mots des actions étatiques et non étatiques contre des militants de la société civile luttant contre la corruption dans les pays de la région», note Transparency.
L’ONG critique et dénonce le recours à des lois liberticides dans beaucoup de pays arabes pour empêcher les militants luttant contre la corruption de travailler et met à l’index les autorités algériennes pour avoir empêché les militants engagés dans la lutte contre la corruption de quitter le pays pour assister à une rencontre internationale en Tunisie voisine.


 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): R. N.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..