Instantané : Quand le blanc est mis

Elwatan; le Dimanche 15 Mars 2009
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La poésie du branle-bas de combat d’une charge féroce de travaux menés à une allure trépidante se déclame en quelques endroits de la capitale. L’on s’enfonce dans le delta du comment faire vite.
Cette frénésie de dernière minute devient presque un ébouriffant régal.
Le citoyen, l’œil éberlué et la bouche béante, est encore confronté au choc de défiance. Mais ceux qui lui veulent du bien se démènent dans tous les sens, comme s’ils répondaient à quelque injonction céleste. Ils jouent sur toutes les gammes et cherchent à atteindre la béatitude en mettant l’eau à la bouche d’une population habituée aux maigres aumônes.
Une telle «philosophie» du comportement a fait de vieux os chez nous. C’est un genre convenu qui réapparaît comme un serpent de mer à l’occasion d’une brutale fièvre, qui fait pousser des ailes pour concocter une tripotée d’œuvres que l’on accorde généreusement.
Cela provoque une flopée de sarcasmes, de propos narquois et moqueurs d’un citoyen que l’on veut sans cesse maintenir dans un cocon d’infantilisme et de puérile sollicitation. Car sitôt l’opération de charme bouclée et ficelée, l’on retourne au sempiternel jeu de la sourde oreille que l’on pratique à tous les étages de la décision. Et l’humble quidam renoue avec les complaintes, les courses échevelées pour tenter de trouver remède à ses maux.
Nos vaillants édiles persistent toujours à croire qu’on rentre dans l’histoire avec une pareille mentalité.

Categorie(s): alger

Auteur(s): Anis B.

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