Investissements dans le cadre du calpiref : Un bilan qui laisse à désirer

Elwatan; le Lundi 2 Decembre 2013
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Durant la réunion tenue en fin de semaine dernière, le wali Mohamed Bouderbali, faisant de l’investissement le principal cheval de bataille de sa feuille de route, a instruit les chargés du dossier, notamment les premiers responsables du Calpiref à régulariser les 536 dossiers qui ont obtenu l’aval de la commission. Le chef de l’exécutif a insisté pour que la situation administrative des 536 cas sur les 2700 dossiers étudiés soit mise à jour afin de permettre aux opérateurs d’entamer leur projet. Avec un taux de 19,85%, la satisfaction de la demande est en deçà de la moyenne. Même si le chef de l’exécutif  n’a pas voulu parler  de bilan, celui du Calpiref est décevant, pour ne pas dire négatif. 

Il a aussi mis l’accent sur l’accélération du traitement des 3300 dossiers restants. D’autant plus que la wilaya de Sétif dispose désormais de 9 zones industrielles offrant 749 opportunités d’investissement. Avec de telles possibilités, la question du foncier industriel ne se pose pas du côté des Hauts-Plateaux sétifiens. D’après le premier responsable de la wilaya, de telles assiettes foncières peuvent au bas mot offrir 27 000 postes de travail.

Pour booster un aussi important secteur de l’économie, il a aussi demandé aux responsables concernés de trouver, à titre exceptionnel, des mécanismes en mesure d’insuffler une nouvelle dynamique à l’investissement de la wilaya, considérée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, comme l’une des principales locomotives de l’économie nationale. Les mesures prises par le wali n’ont pas laissé indifférents de nombreux opérateurs contactés par nos soins. «Le moment est venu pour relancer la machine productive de la wilaya, restée bloquée ces dernières années. Pour l’intérêt de notre économie, certains réflexes bureaucratiques d’un autre temps doivent disparaître. Il est grand temps pour le faire. Nous apprécions la démarche du wali ne ménageant aucun effort pour aider et encourager l’investissement productif», diront des hommes d’affaires dans l’attente du concret.

«Nous soutenons les instructions du premier responsable de la wilaya. Cependant, certains intervenants ne jouent pas le jeu. Un opérateur ne peut entamer son projet avec un terrain non viabilisé. Sans eau, électricité et téléphone, on ne peut ni concrétiser nos idées ni rentabiliser un projet. Les histoires du permis de construire et d’autres documents administratifs qui ne sont délivrés qu’après un véritable parcours du combattant découragent plus d’un. Nous profitons de l’opportunité pour mettre sur le tapis le respect de l’urbanisme industriel. Il est inconcevable et inadmissible qu’une unité de production de produits alimentaires soit installée à coté d’un complexe de matériaux de construction ou autres. C’est aberrant. On doit dégager des assiettes pour chaque métier», diront d’autres investisseurs d’une wilaya qui va pour la deuxième année consécutive consommer moins de 20% des crédits qui lui ont été  alloués.
 
 

Categorie(s): setif

Auteur(s): Kamel Beniaiche

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