Journée mondiale de l’eau : L’université se penche sur la question à Guelma ...

Elwatan; le Samedi 21 Mars 2009
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La pollution des oueds et ruisseaux, par des rejets urbains et agricoles à travers la wilaya de Guelma, n’en finit plus de faire parler d’elle. Les eaux destinées à la consommation ou celles d’irrigation ont fait l’objet de thèses chez les post-graduants biologistes de l’université 8 Mai 45 de Guelma.
En effet, pas moins de 13 communications orales et autant de posters ont été présentés, hier, lors de la 3ème journée mondiale de l’eau, organisée par le département de biologie, faculté des sciences et des sciences de l’ingénierie de l’université 8 Mai 45 de Guelma.
Ainsi, le traitement de l’eau potable et l’épuration des eaux usées du bassin versant de la Seybouse ont suscité l’intérêt des auditeurs, majoritairement universitaires. Bien qu’elles soient traitées ou épurées, les eaux subissent des dégradations dont l’impact néfaste sur les êtres vivants a été démontré. Ainsi, de la contamination bactériologique et chimique des eaux d’irrigation à la génotoxicité de l’eau potable, la marge de manœuvre pour adoucir une eau brute, sans la rendre nocive par chloration à outrance, sourtout pour les eaux potables destinées à alimenter les centres urbains, est révélée comme dangereuse, surtout en utilisant une eau chargée en matières organiques.

Néanmoins, l’amélioration du traitement chimique, tout en conservant les qualités microbiologiques de l'eau produite, minimiserait les dégâts. Plusieurs travaux oraux et posters ont mis en exergue le traitement de l’eau potable en aval du barrage de Bouhamdane, destinée à l’AEP du chef-lieu de wilaya et communes voisines, ainsi que l’épuration des eaux usées de la ville de Guelma.
A titre informatif, ce sont quelque 130 000 m3 d’eaux usées domestiques, industrielles et agro-industrielles (raffinerie de sucre, usine de céramique, minoterie, conserverie de tomate, marbrerie, briqueteries, stations- lavages multiservices, etc.) qui se déversent journellement dans l’oued Seybouse, lequel, faudrait-il le rappeler, est le plus important oued à l’est du pays.

Le bassin versant qui porte son nom s’étend sur 6 471 km2 pour une longueur de 240 km. Il touche près de 86 communes sur 7 wilayas de l’est du pays: Annaba, El Tarf, Skikda, Oum El Bouaghi, Constantine, Souk Ahras et Guelma. Pour ce qui est des matières polluantes, nous ne le redirons jamais assez, puisque l’oued Seybouse charrie des métaux lourds, tels le plomb, cadmium et chromate, ainsi que des nitrates et matières organiques dont les taux de concentration varient selon la proximité des agglomérations et unités industrielles.

Categorie(s): actu régions

Auteur(s): Karim Dadci

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