Journées nationales du monologue à Maghnia

Elwatan; le Samedi 18 Fevrier 2012
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Sortant d’une tombe où il a élu domicile, un jeune (qui sera journaliste) se met à narrer ses péripéties. Passés les rêves, les ambitions et les illusions, le jeune s’adresse à un auditoire: les habitants d’un cimetière. Autrement dit les morts. En fait, c’est toute l’histoire de l’Algérie, de son drame qui est raconté d’une manière humoristique. Tout y passe: les débuts de l’indépendance du pays, la bureaucratie, le terrorisme, le clientélisme… Les évènements se succèdent et ne se ressemblent pas. Tous les tabous sont épongés d’un revers de la langue, de la main, d’un rire (narquois, sournois),  d’un ricanement, d’une grimace.

On se retrouve face à un miroir qui nous renvoie notre propre visage. Et on en rit. Ce n’est pas du masochisme. Plutôt, un constat amer. Un vrai régal d’une heure trente minutes devant une salle acquise à la cause du jeune comédien. El Aouni, qui est issu de la coopérative culturelle El Youm d’Oran, a, en fait, repris la pièce de théâtre éponyme, pour en faire un monodrame. «Au départ, on était trois comédiens à la jouer; j’ai fini par la mettre sur mon compte et la jouer seul», explique-t-il. Techniquement parlant (scénographie et mise en scène), cette production est de bonne facture.                   
 

Categorie(s): tlemcen

Auteur(s): Chahredine Berriah

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