La criminalité en baisse selon les chiffres : Le sentiment d’insécurité s’est-il pour autant estompé

Elwatan; le Lundi 26 Octobre 2015
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Peut-on affirmer que le citoyen, soucieux de sa sécurité et celle de ses biens, s’y implique suffisamment pour qu’il en soit ainsi ? Selon les services de police, près de 20 000 appels ont été enregistrés durant les 9 premiers mois de 2015 sur le numéro vert 1548, ou le 17, celui de Police secours.

L’appréciation, si elle n’est pas émise par les services concernés, incite le citoyen à faire son évaluation, voire sa propre lecture, quand on sait que la wilaya abrite presque un million d’âmes. Invités au Forum de la radio régionale de Constantine, deux responsables du corps de la police, ont, statistiques à l’appui, dressé une synthèse de la situation sécuritaire dans la wilaya, tout en insistant sur la politique de modernisation de leur institution à travers l’acquisition de nouveaux systèmes, dont celui de l’identification des empreintes digitales.

Cette méthode, que d’aucuns ne contestent pas la fiabilité, a fait ses preuves, dans le traitement même de vieilles affaires  «non classées».

Ce qui conforte les statistiques des invités. Les vols connaissent ainsi une courbe descendante en référence aux chiffres présentés lors de cette émission. Pour 2015, il y a eu le traitement de 40 affaires de cambriolage pour 35, l’année écoulée. Même constat en ce qui concerne les vols de véhicules. La brigade spécialisée a traité 13 affaires cette année contre 28 en 2014.

Une régression palpable mais procurera-elle pour autant un sentiment de sécurité pour les citoyens qui habitent Ali Mendjeli, à titre d’exemple, où les agressions de toutes sortes sont légion? L’auditeur restera sur sa faim. L’émission consacrera largement de temps à «l’entité police, son évolution, et sa modernisation» qu’à sa mission sur le terrain, celle de protéger et servir. A aucun moment, il n’a été question des chiffres alarmants des accidents de la route, des disparitions d’enfants, toujours d’actualité.

Même la question inhérente à l’absence de postes de police à Benchergui ou leur insuffisance à Ali Mendjeli, n’a eu de réponse tranchée. La couverture sécuritaire se mesure aussi par la mobilité des personnes. Alors, combien sont-ils ces constantinois, hommes et femmes, qui peuvent sortir la nuit sans craindre pour leur vie ? 

Categorie(s): oran

Auteur(s): Nayla Hammoud

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