La passion et la vraie vie

Elwatan; le Samedi 9 Avril 2011
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Son témoignage, ci-dessus, parle de lui-même pour exprimer l’admiration sincère et la complicité intellectuelle et humaine qui le liaient au défunt. Il est un point cependant, qu’il m’excusera amicalement de devoir nuancer, un point peut-être infime de son texte, mais important du point de vue de l’exactitude du parcours de Djamel Souidi. Il s’agit des motivations qui ont poussé celui-ci à s’engager dans l’écriture de romans historiques. Saïd Hacene présente cette activité de Djamel Souidi presque comme un pis-aller. Il se serait mis à ce type d’écriture «malgré lui»…

Pour en avoir parlé avec Djamel Souidi, je peux témoigner qu’il envisageait cette écriture comme le prolongement quasi naturel de son travail d’historien, un devoir de communication et de popularisation de la matière scientifique, de partage généreux des imaginaires que la recherche avait fait naître en lui. Il est certain que son éloignement de l’activité scientifique lui a donné l’occasion, et surtout le temps, d’entreprendre cette aventure. Mais il la portait déjà en lui avec passion. Comme tout ce qu’il entreprenait. Sa capacité à changer de cap en suivant ses passions était d’ailleurs admirable. Il avait ainsi délaissé une belle carrière d’informaticien pour aller étudier l’histoire. Un jour que je lui citai l’une de mes devises préférées, il la nota aussitôt sur son carnet. Elle est de Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes : «Seule la passion est la vraie vie». Et Djamel la suivait, bien avant de la connaître.                   

Categorie(s): arts et lettres

Auteur(s): Ameziane Farhani

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