La politique du bidonville

Elwatan; le Lundi 7 Janvier 2008
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Quelque 40 000 baraques parsèment la capitale», a indiqué le wali d’Alger lors d’une rencontre avec les nouveaux P/APC.
Ce chiffre n’est certainement pas exhaustif, sachant le peu de fiabilité qui entoure les indicateurs de sujets sensibles, d’un côté, et de la validité de ces statistiques souvent dépassées dans le temps, de l’autre. D’ailleurs, le chiffre avancé par le wali date de 2005. Et tout un chacun sait que des dizaines voire des centaines de baraques s’érigent en l’espace d’un week-end et autres jours fériés. Le procédé est jusque-là sans faille puisqu’il «met les collectivités locales devant le fait accompli». Mais la complicité de l’administration devient trop évidente lorsque ces squatteurs des terres agricoles, pourtant protégées par la loi, se retrouvent comme par magie inscrits sur la liste électorale de leurs nouvelles communes d’accueil et deviennent ainsi une force, non négligeable, dans l’échiquier électoral. Cette autre combine a été, elle aussi, dénoncée par le wali d’Alger qui renvoie la responsabilité aux mêmes élus locaux. Coupables, à ses yeux, par leur passivité, voire par leur complicité.
Au delà de ce constat, au demeurant connu de tous et depuis la nuit des temps, le phénomène de dilapidation des terres agricoles au profit des promoteurs de bidonvilles. La nouvelle grille de notation pour classement sur la liste des prétendants au logement social vient à son tour encourager la prolifération de ces baraques.
Elle accorde 50 points pour une personne habitant un taudis, seulement 30 points pour un salarié touchant 12 000 DA et 15 points pour un salaire de 24 000 DA.

Categorie(s): alger

Auteur(s): Ali Guissem

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