La question de la semaine : Que va devenir Rahim ?

Elwatan; le Vendredi 20 Mars 2009
30391

Après l’échec de l’emprunt obligataire
grand public Daewoo Algérie hôtellerie loisirs
et immobilier (DAHLI) qui n’a levé que
2,36 milliards de dinars sur les 8,3 milliards
émis sur le marché des obligations, que vont
devenir le projet immobilier Alger Medina
et son médiatique investisseur Abdelouaheb
Rahim ?
Deux options
sont possibles. Soit le
projet sera réduit à une
sorte d’Alger Médinette,
avec seulement deux
tours de bureaux, une
marina, un centre aquatique
et un hypermarché.
Soit Dahli pourra faire
appel à des financements
étrangers privés. Mais en
ces temps de crise économique
mondiale, où les investissements immobiliers
connaissent une récession spectaculaire
à travers le monde, et que les plus grands
groupes immobiliers ont cessé tout projet,
cette seconde solution est-elle envisageable
? En particulier après cet échec où même les
banques algériennes ont refusé de souscrire.
Selon les banquiers que nous avons contactés
et qui ont souhaité garder l’anonymat, Abdelouaheb
Rahim a fait appel à seulement quelques
banques. De plus, il s’agissait de contrats
de prestation, ce qui n’obligeait nullement les
banques à souscrire à l’emprunt. Par ailleurs,
le groupe Dahli n’affichait pas une santé
financière suffisamment solide pour séduire
les investisseurs.
Résultat : non seulement Abdelouaheb Rahim
va devoir revoir ses ambitions à la baisse,
mais il devra aussi trouver une solution pour
rembourser ses dettes, qui s’élèvent à 4 milliards
de dinars. S’il n’y parvient pas, il devra
se faire du souci pour l’hôtel Hilton et la tour
d’affaires ABC, estimés à plus de 23 milliards
de dinars, mis en hypothèque dans le cadre
de l’emprunt obligataire. Sombre avenir pour
Alger Medina…
A moins que les pouvoirs publics n’interviennent
comme le souhaite l’initiateur de l’Union
nationale des investisseurs.

|Rappel|

|C’était presque trop beau pour être
vrai… Le projet Alger Medina – à
Mohammadia, 1,5 km du Hilton
jusqu’à oued El Harrach – porté par
le groupe Dahli, qui prévoyait un
hypermarché et une grande galerie
commerciale, un parc aquatique, un
supermarché pour l’équipement de
la maison, un palais des congrès…,
a perdu de sa crédibilité. Après le
désistement de Carrefour le mois
dernier, ni les road shows ni les
conférences de presse n’auront
suffi à convaincre les banques et
les investisseurs de s’aventurer
dans Alger Medina. Il s’agissait du
premier emprunt obligataire grand
public émanant d’un privé.|

Categorie(s): opinions

Auteur(s): Zouheir Aït Mouhoub

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