le coin du référée : Mostaganem aussi avait son «Bencheddad» !

Elwatan; le Jeudi 22 Octobre 2015
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Il avait commencé très jeune sa carrière sportive comme footballeur, en étalant son don précurseur de gardien. Lequel poste spécifique allait, pour plus tard, dans sa reconversion, lui être très bénéfique : d’abord pour s’initier à la maîtrise de soi, ensuite pour dominer le terrain et maîtriser les joueurs par une judicieuse application des lois.

En commençant une carrière d’arbitre en 1965, juste après avoir cessé d’être joueur, il a amassé durant treize années considération et honneur. Tout Mosta lui reconnaît cette forte impression de marquer son passage là où il passait.

Sur et en dehors des terrains,  Bendehiba Bencheddad était un homme qui forçait le respect. L’année 1972 consacra un parcours plus qu’honorable de Bencheddad avec le grade d’arbitre fédéral, dans le temps très convoité, et porta ses fruits pour celui qui ne voulait pas, après ses succès, faire trop de bruit. Cette promotion rétribua ses matchs d’une direction avec une rare élégance, en accédant à cette expression de maîtrise et de compétence, car il n’a pas eu l’idée (abaissante et dégradante) de ne penser qu’à lui-même ou qu’à «soigner» uniquement sa présence.

A tous ses collègues du même âge et autres jeunes arbitres, il a donné son savoir avec foi et joie, en tendant sa main, en pensant à Mostaganem pour de meilleurs lendemains. Il a formé et contrôlé des générations d’arbitres. L’homme avait de la personnalité et à l’hôpital de sa belle cité, car sa stature le prédisposait à un poste de responsabilité, il dirigeait le service des admissions où tout passait et obéissait à ses permissions, en assumant jusqu’à 1997, année de sa retraite professionnelle, cette noble mission. Tout cela ne pouvait se réaliser sans sa sagesse, sa noblesse et sa robustesse.

En homme sage et vénéré, il a également assuré, sur proposition du parquet près la cour de Mostaganem, pour ses sessions «assises», la charge de juré avec une conscience et dignité avérées. C’est le 4 octobre de l’année 2006, par un jour de pluie, que le Bon Dieu le rappela à Lui. Paix et respect à sa belle âme, car à Mostaganem, le flambeau arbitral jaillira encore de ses flammes.  
 

Categorie(s): sports

Auteur(s): Salim Oussaci

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