Les moyens font défaut en Algérie

Elwatan; le Dimanche 10 Avril 2011
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Ce qui explique, d’ailleurs, l’accroissement de la résistance aux antibiotiques et une prescription médicale non appropriée (20 à 50% des cas) et à l’automédication, ont relevé les intervenants, en l’occurrence ceux du réseau algérien de surveillance de la résistance des bactéries aux antibiotiques. Le manque de microbiologistes  et de vétérinaires spécialisés en microbiologie dans certaines régions du pays.  Ils ont, en outre, évoqué les maladies virales dont la tuberculose, la  méningite, les maladies respiratoires aiguës, l’hépatite virale, le sida et le paludisme, estimant le nombre des antiviraux sur le marché national à 950.

Pour les membres du réseau,  les antibiotiques actifs se font de plus en plus rares. Evitons donc de les gaspiller. «Celui qui peut aider le clinicien à choisir le ou les antibiotiques adéquats est le microbiologiste, mais pour que son aide soit efficiente, il faut qu’il ait des moyens à sa disposition : réactifs, milieux de culture, disques antibiotiques, équipements», a-t-on signalé. Et de préciser qu’un clinicien associé à un microbiologiste lutteront plus efficacement contre les bactéries résistantes qu’un clinicien seul face à un ennemi très retors. La rupture des médicaments antihépatite virale ainsi que d’autres produits  a été signalée. Une perturbation qui empêche d’assurer une pérennité dans la surveillance et la lutte contre les résistances.
Le réseau fait également face à plusieurs difficultés d’autres administratives sachant que ses prérogatives sont limitées puisqu’il est promulgué par décision ministérielle datant de 2002.
Son action est restreinte.                              

Categorie(s): santé

Auteur(s): Djamila Kourta

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