Licences de téléphonie 3G : Mobilis, Ooredoo et Djezzy reçoivent les notifications

Elwatan; le Mercredi 4 Decembre 2013
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La cérémonie a été consacrée à la remise des décrets exécutifs (du 2 décembre 2013 parus dans le Journal officiel n°60) d’approbation de l’attribution des licences aux opérateurs qui ont été déclarés adjudicataires provisoires en date du 14 octobre 2013 tel que prévu par le calendrier fixé initialement dans le règlement d’appel à concurrence.

«Nous nous attendons à ce que le déploiement de ces nouvelles technologies contribue fortement à la généralisation de l’usage des TIC et stimule la croissance économique à travers la création de nouvelles richesses et l’émergence d’une économie d’innovation conséquente et, à ce titre, nous comptons beaucoup sur l’engagement réel des opérateurs à aller dans ce sens», a souligné Zohra Derdouri, la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication.

Elle a invité l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) à veiller, de concert avec les opérateurs, au respect des obligations de couverture et de qualité de service minimales et additionnelles, sur lesquelles ces derniers se sont engagés, de façon à ce que la couverture soit assurée et que les services soient disponibles sur l’ensemble des 48 wilayas dans les trois prochaines années au maximum.

Le gouvernement compte beaucoup sur la 3G pour résorber le déficit en connectivité des localités encore numériquement enclavées afin de permettre à tous les citoyens de bénéficier des avantages que permet le haut débit. Elle a fait allusion au lancement d’autres technologies comme la LTE/4G en fixe et «dans un futur proche, la 4G mobile que nous allons d’ores et déjà nous atteler à préparer».

Selon la ministre, «on a tenu à distinguer les numéros de la 2G et ceux de la 3G pour deux raisons essentielles : on ne veut pas qu’il y ait confusion entre le flux et le volume de la 2G ainsi que l’utilisation de la data avec celui de la 3G. La deuxième raison est liée à un souci d’identification. Il y a eu des problèmes d’identification concernant les puces GSM et nous ne voulons pas retomber dans les mêmes difficultés». C’est nécessaire dans un premier temps pour permettre une adaptation. Combien ça va durer ? En fait, ça va dépendre de l’ARPT, peut-être 3 mois, 6 mois, voire une année, le temps de trouver les solutions pour faire une distinction entre tout ce qui relève de l’activité 2G et 3G.

Pas de licence unique

Mohamed Toufik Bessaï, président du Conseil de l’ARPT, précise : «L’Algérie ne connaît pas la licence unique et globale qui permet à un opérateur de délivrer plusieurs services de télécommunications en même temps. Nous n’avons pas encore atteint ce stade d’évolution dans notre législation. Les licences sont délivrées les unes après les autres pour des segments successives du marché : 2G, le VSAT… Pour que le régulateur puisse faire ses analyses tarifaires, il importe de connaître la part de marché de chaque opérateur et pour la connaître, il nous est interdit de nous tromper. C’est à partir des parts de marché exactes qu’on peut faire une analyse tarifaire exacte. Il y a aussi la fiscalité propre à chaque licence. Nous allons aller très rapidement vers le numéro unique. Celui-ci sera visible au public, mais derrière il y en aura deux qui apparaîtront au régulateur.»

Il n’est pas exclu que les opérateurs disposent de ce type de logiciel qui permet de faire une distinction entre la 2 et la 3G.
Il confirme «l’existence de beaucoup d’offres : c’est un marché concurrentiel et dynamique, c’est pour cela qu’elles demandent beaucoup de temps pour les avaliser et ne pas émettre d’objection». Selon la ministre, la commercialisation ne pourra pas dépasser la fin décembre.
«On demandera aux Algériens de patienter un peu. Le processus est réellement lancé. Il faut savoir aussi que cela dépend des opérateurs qui disposent d’un temps pour bien se préparer parce que nous n’accepterons pas que le service fourni soit médiocre.»

Enfin, le président de l’ARPT fait une remarque : «Ce qui a été observé de part le monde et particulièrement chez nos voisins immédiats atteste que le parc d’abonnés 3G ne dépasse guère les 10% du parc global. Les Marocains ont 39 millions d’abonnés, ils ont eu 9% d’abonnés 3G en 7 ans !» En d’autres termes, il y a des limites objectives à l’explosion du
marché.

Categorie(s): economie

Auteur(s): Kamel Benelkadi

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