Lycée Hassiba Benbouali à Chebli (Blida) : Quand le minimum fait défaut

Elwatan; le Dimanche 23 Mai 2010
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A l'instar de tous les établissements d'enseignement secondaire, le lycée Hassiba Benbouali de Chebli se prépare pour les épreuves du baccalauréat qui auront lieu dans quelques jours.
Ce sera la deuxième fois seulement pour ce lycée, puisqu’il n'existe que depuis moins de trois ans (septembre 2007). L'année dernière (2008/2009), pour son coup d'essai, il s'est classé, en termes de résultats obtenus au bac, devant plusieurs autres établissements, alors plus anciens et de réputation bien établie dans la wilaya de Blida. Pourtant, ce lycée, doté d'une équipe d'enseignants jeunes et désireux de relever tous les défis, manque de l'essentiel, d'après une requête parvenue à notre rédaction.

Sur les lieux, les enseignants, le personnel administratif et les élèves, de concert, nous brossent un tableau peu reluisant. En effet, le lycée Hassiba Benbouali de Chebli ne dispose que de seize locaux pour vingt-et-un cours pédagogiques. Sur un autre plan, avec un nombre réduit d'agents d'entretien et d'adjoints de l’éducation et sans gardien de nuit, l'établissement est presque livré à lui-même. Au niveau de la cantine, nouvellement installée, il n'y a ni cuisinier spécialisé ni agents de cuisine et c'est l'association des parents d'élèves qui paie 3000 DA/mois, un jeune pour faire fonction de cuisinier. Sur le plan administratif, le lycée n'a pas de censeur, ni d'agents administratifs, ni de conseiller à l'orientation scolaire, ni d'adjoint économe, ni de magasinier, ni de bibliothécaire, ni de laborantin.

Du reste, ce lycée n'a pas bénéficié de matériel de sport, pendant que d'autres lycées de la wilaya, plus anciens et mieux dotés, en ont bénéficié à plusieurs reprises. Le 2e poste de professeur de sport reste vacant jusqu'à ce jour.
Sur le plan pédagogique, les laboratoires de physique et de sciences sont vides (ou presque). L'essentiel du matériel nécessaire y est inexistant. Les expériences, faute de moyens, sont théoriques. «Les cours d'informatique, nous confie l'enseignant, se font théoriquement sur le tableau. Que peut-on attendre d'un élève qui n'a jamais manipulé un clavier, une souris ou un PC ?» Les élèves et leurs professeurs attendent, entre autres, de la tutelle un espace informatique (une médiathèque) et une salle reliée à internet. «Le ministre dit que tous les établissements sont reliés à internet ! Est-ce que celui de Chebli ne fait pas partie des autres lycées d'Algérie ?», s'interroge un élève de ce lycée.

Categorie(s): actu régions

Auteur(s): Rahmani Mohammed

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