Médias d'état : La valse des valets

Elwatan; le Vendredi 8 Avril 2011
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A l’APS. Après le sit-in de mercredi, une centaine de travailleurs ont réclamé «le départ de Nacer Mehal». Les protestataires accusent le ministre de la Communication, qui était à la tête de l’APS pendant plus de 10 ans, «d’être derrière la situation d’injustice vécue par une grande partie des travailleurs». Ils dénoncent les critères d’évolution des employés dans leur carrière et la suppression par l’ancien DG de plusieurs primes et réclament l’application de la convention de branches sur les salaires. La direction dit avoir mis en place des commissions pour discuter des problèmes. Le 17 avril prochain, une AG est prévue au cours de laquelle le directeur général prévoit d’annoncer, au profit des travailleurs, certaines mesures déjà discutées avec leurs représentants.


A la radio. Après les différents sit-in organisés, les délégués des différentes chaînes ont été officiellement désignés. Mercredi, ces derniers ont tenu «une réunion avec la section syndicale au cours de laquelle les deux parties ont fixé un calendrier de rencontres», précise une source syndicale qui a requis l’anonymat. Des réunions devraient donc se tenir les 12 et 13 avril  séparément avec les différentes chaînes, y compris avec El Bahdja et la radio culturelle. Les journalistes y débattront de leurs revendications portant essentiellement sur l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions du travail ainsi que la réintégration de leurs collègues sanctionnés. Suivront ensuite les réunions avec les autres travailleurs de la radio. Un calendrier de rencontres est tracé jusqu’au 20 avril, toujours selon notre source. Techniciens, régisseurs, réalisateurs, financiers, programmateurs, animateur et agents de sécurité débattront de leurs revendications avec la section syndicale et leurs délégués.


A Horizons. Le dernier mouvement des directeurs de journaux public ne satisfait pas les journalistes du quotidien Horizons. Une cellule syndicale a été créée et une lettre envoyée au ministre de la Communication, au Premier ministre et au président du groupe de presse publique. Si, d’ici quelques jours, aucune réponse ne leur est donnée à leur demande concernant le départ de l’actuel directeur, l’équipe du journal envisage des actions de protestation. «Nous ne demandons pas l’impossible, explique un journaliste, si ce n’est le retour de Naâma Abbas.»
 

Categorie(s): aujourd'hui

Auteur(s): Nassima Oulebsir

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