Menace de pollution sur Oued Sébaou

Elwatan; le Dimanche 23 Mai 2010
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Oued Sébaou est devenu, à certains endroits, un dépotoir pour des particuliers mais aussi pour des collectivités locales.
Des communes sont amenées à déverser leurs ordures sur le lit de l’oued, devant l’incapacité à trouver une solution au problème crucial du traitement des déchets ménagers. Les exécutifs communaux n’arrivent pas à sortir du bourbier des ordures jetées anarchiquement dans la nature, dans l’incapacité à aménager des décharges contrôlées avec l’approbation de la population.
Les oppositions soulevées par des citoyens, se déclarant riverains, empêchent immanquablement toute tentative d’aménager des sites adéquats pour l’évacuation des ordures sans incidences sur l’environnement et la santé publique.

Fréha est l’une des communes qui sont confrontées à la situation de blocage s’agissant de ce secteur névralgique. Cette collectivité locale, comme d’autres, a recouru au déversement dans l’oued pendant plusieurs semaines, avant d’abandonner cette solution catastrophique pour acheminer les ordures sur un terrain privé mis à la disposition de la commune par un simple citoyen.

Interrogé, le vice-président de l’APC de Fréha, M. Iguer, nous dira: «La question du traitement des ordures et de l’aménagement d’une décharge contrôlée est le seul dossier où l’APC rencontre des oppositions. Il est faux de considérer que ce problème concerne uniquement l’exécutif communal. Cela implique la participation de l’administration et de la société civile pour trouver un règlement à la question.» L’élu local notera que la commune a été contrainte à des solutions de «fortune» après de nombreuses tentatives d’aménager des décharges contrôlées qui se sont toutes confrontées à des oppositions de citoyens. Il rappellera qu’une opération d’aménagement d’une décharge au lieudit Bouhlalou, devant profiter à deux communes (Fréha et Aghribs) avait été inscrite en 2008 par les autorités de wilaya, avec une dotation budgétaire de 4 millions de dinars. Le site a été fermé par des citoyens au bout de quelques jours d’exploitation, dira notre interlocuteur.

D’autres solutions de rechange avaient été tentées par l’APC, en acheminant les ordures sur des terrains accidentés, que leurs propriétaires ont mis à la disposition de la commune, mais des oppositions d’autres citoyens ont toujours été au rendez-vous. Actuellement, les rejets de la commune se font sur un terrain privé, non loin de l’oued. Une solution provisoire, en attendant la réalisation d’une infrastructure moderne pour le traitement des déchets ménagers, tel un centre d’enfouissement technique (CET). Une opération qui ne pourra aboutir sans un travail de sensibilisation en direction de la population à propos de l’utilité d’un tel projet pour la préservation de la santé publique et de l’environnement.

Categorie(s): actu kabylie

Auteur(s): D. T.

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