Mosquée d’Aïn Merane : Une association s’oppose à la construction sur le terrain annexe

Elwatan; le Lundi 16 Mars 2009
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L’association religieuse de la nouvelle mosquée Okba Ibn Nafaa d’Aïn Merane se bat pour la préservation du terrain à ce lieu du culte. Dans une correspondance adressée aux autorités locales, dont une copie est en notre possession, elle demande au wali de Chlef d’intervenir pour stopper ce qu’elle qualifie «d’agression contre une mosquée».
Le terrain en question est, d’après elle, compris dans une surface appartenant à cette structure et devrait servir pour son «extension ou aménagement futur». La mosquée, faut-il le signaler, est en voie d’achèvement après un long retard dû aux péripéties qu’a connues cette œuvre. Les plaignants estiment que ladite parcelle revient de droit à la mosquée et qu’à ce titre, elle doit être protégée par les pouvoirs publics. La modification pour d’autres usages a été, selon eux, refusée par le wali de Chlef en vertu de la décision n° 203/du 03/05/1998. Le président de l’association exhibe également d’autres documents qui, à ses dires, plaident tous pour l’intégration du terrain cité au profit de la nouvelle mosquée.

En conséquence, il sollicite une nouvelle fois les responsables de la wilaya pour se pencher sérieusement sur ce dossier et prendre les mesures qui s’imposent. Contacté à ce propos, le président de l’APC d’Aïn Merane affirme que les réclamations de l’association religieuse ne sont nullement fondées, dans la mesure où, dit-il, les bénéficiaires du lot de terrain en question avaient obtenu en bonne et due forme l’acte de propriété et le permis de construire bien avant le lancement de cette mosquée. Il s’agit, d’après lui, d’un lotissement ancien qui était destiné à l’auto-construction seulement au profit de citoyens de la commune. «Nous n’avons fait qu’appliquer la réglementation en vigueur», dira-t-il encore, soulignant, par ailleurs, que le dossier est définitivement clos.

La même version nous a été tenue par le directeur des Affaires religieuses, se basant sur un volumineux dossier et un échange de courrier officiel avec l’administration concernée. «Nous avons souhaité acquérir ce terrain pour l’extension future de la mosquée, mais les services compétents nous ont informés que l’espace en question appartient, depuis longtemps, à des particuliers. C’est pour cette raison qu’il n’a pu être intégré à notre projet», nous a déclaré le premier responsable du secteur.

Categorie(s): chlef

Auteur(s): A. Y.

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