Mouzaïa : Des insuffisances à combler à Sidi Yahia

Elwatan; le Dimanche 10 Avril 2011
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En hiver, les enfants sont incapables de se déplacer dans la gadoue pour rejoindre leurs écoles, et en été, la poussière qui est soulevée au passage des véhicules incommode les riverains. «L’entreprise des travaux publics, chargée de l’aménagement des trottoirs et de la pose du bitume, a bâclé le travail et n’a pas fini le projet de goudronnage des différents quartiers», s’indigne un habitant. Et comme un malheur ne vient jamais seul, plusieurs autres problèmes empoisonnent la vie des habitants de Sidi Yahia. En effet, si l’électricité est introduite dans tous les foyers, son acheminement à partir des quelques poteaux installés dans certains endroits, constitue un véritable casse-tête.

«Nous sommes obligés d’acheter nous-mêmes le câble électrique que l’on raccorde au compteur fixé loin de nos maisons.», martèle amèrement un père de famille et l’éclairage public est insuffisant et nécessite le renouvellement des équipements. Quant au raccordement en gaz de ville des différents foyers, le projet est reporté aux calendes grecques. Les élus locaux trouvent toujours une excuse pour justifier leur incapacité à négocier avec les services concernés pour la concrétisation de ce vieux projet, nous dit-on. Par ailleurs, les habitants du village et ceux des alentours immédiats exigent la construction d’une salle de soins de proximité pour éviter les déplacements jusqu’à la polyclinique de Mouzaïa ou celle de la Chiffa pour la vaccination des bébés.

Le service d’hygiène de l’APC de la Chiffa est, lui aussi, interpellé par les villageois qui n’arrivent pas à comprendre les raisons de la disponibilité de deux caissons uniquement pour les ordures ménagères. Souvent, un seul est mis à la disposition des habitants, puisque l’autre, lorsqu’il est remorqué pour être déchargé de son contenu, les services concernés mettent plusieurs jours avant de le ramener à sa place. D’ailleurs, une décharge publique sauvage est en train de se former tout près des habitations, ce qui ternit considérablement la beauté «verdoyante» des lieux.           
 

Categorie(s): blida

Auteur(s): Abdelkader L.

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