Nouvelles de Jijel

Elwatan; le Mercredi 2 Janvier 2013
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Inauguration d’un mini-parc d’attractions

Un mini-parc d’attractions a été inauguré, jeudi dernier, par le wali de Jijel au niveau de la commune chef-lieu de wilaya. Vu la rareté de ce genre d’espaces de distraction et de loisirs, cette ouverture a créé l’évènement, particulièrement chez les enfants, dont les parents sont obligés de se déplacer jusqu’au parc animalier de Kissir, dans la commune d’El Aouana. Implanté sur une superficie de 16 050 m2, cet espace de loisirs est situé juste en face de l’hôpital Mohamed-Seddik Benyahia et fait jointure entre l’ancienne et la nouvelle ville de Jijel. C’est dire la nécessité d’inciter des investisseurs à implanter d’autres espaces, non seulement au chef-lieu de wilaya, mais aussi dans les grandes communes.              Fodil S.



Un triste épisode pour la JSD

La JSD, lanterne rouge qui vient d’être sévèrement corrigée à domicile (0-2) contre l’équipe de Ramdane Djamel, a été envoyé au coma par ses propres supporters suite aux incident ayant émaillé la fin du match ce vendredi. L’arbitre a été contraint de mettre un terme à la rencontre après un envahissement du terrain, qui s’est terminé par des actes de vandalisme aux abords du stade. Triste sort ! L’équipe qui avançait déjà avec des béquilles se dirige maintenant droit au coma, après l’injection toxique que viennent de lui administrer ces prétendus amoureux des Vert et Blanc. Les actes de vandalisme ayant touché des magasins et des véhicules, ont par ailleurs causé des blessures à une dizaine de policiers. Une dizaine de supporters ont été par ailleurs arrêtés. Ces violences sont intervenues 24 heures après l’élection d’un nouveau président pour En Nemra, en la personne de Ferhat Roula, candidat unique au remplacement du démissionnaire Yahia Mekeddem.             F.  S.



Distinction pour la radio locale

La radio Jijel FM vient d’être une nouvelle fois consacrée après avoir reçu le premier prix du concours de jeunes lors de la 15ème édition du festival des radions et télévisions arabes, organisé récemment dans la capitale tunisienne. L’émission «Jil Why» réalisée par Wahiba Santouh, Boubeker Meriche et Nadjet Hafsi, a participé dans le cadre des programmes destinés aux jeunes. Un grand bravo aux lauréats de Jijel FM.              Siradj D.



Langues étrangères : le français se meurt

Butin de guerre pour certains, langue du colonisateur pour d’autres, la langue française n’a plus de force pour se relever aussi bien à l’école qu’à l’université. De jour en jour, elle s’efface ; elle se meurt. Elle disparaîtra si rien n’est fait pour la relancer. «Pourquoi fait-on tout pour perdre une langue qu’on maitrise», s’interroge-t-on. Bannie du registre des matières prioritaires, elle est devenue la bête noire des élèves dans les établissements scolaires de la wilaya. Le comble est que même certains enseignants n’affichent aucun enthousiasme à l’enseigner, selon des propos recueillis auprès de certains pédagogues. Les résultats catastrophiques, qui ne cessent d’être enregistrés dans les différents examens de fin d’année, sont le témoin édifiant de ce constat peu reluisant. Cette matière est devenue un fardeau pour les élèves des trois paliers. L’aveu est celui de certains initiés à l’enseignement de cette langue qui font ce triste constat sans pouvoir y remédier.
Ils n’hésitent pas à faire le lien de cette déperdition avec la faiblesse du niveau scolaire d’une manière plus globale. Dans le souci d’avoir des données sur ce qui se dit à ce sujet, nous avons frappé à la porte du bureau du directeur de l’éducation. «Escortés» par le chargé de communication, qui a eu l’aval de son responsable, nous avons fait le tour de plusieurs bureaux pour enfin atterrir chez une dame, ex-enseignante de langue arabe, qui a eu la gentillesse d’accepter de nous fournir quelques données disponibles, selon elle.  Le constat est d’emblée fait : le niveau est très faible et les résultats enregistrés parlent d’eux-mêmes. A l’examen de sixième de l’année 2012, plus des trois quarts des élèves ont eu une moyenne inférieure à 5/10. Les moyennes les plus faibles sont enregistrées dans les localités rurales. La faiblesse de ces résultats est relativement atténuée à l’examen du BEM où l’on note une amélioration dans la proportion des élèves qui ont eu une moyenne supérieure ou égale à 10/20. A l’examen fatidique du baccalauréat, dernier rempart avant le passage à l’université, où les études dans les filières technologiques et scientifiques se font an langue française, c’est la bérézina. La déroute est totale.
Sur les 16 lycées dont on nous a fourni les résultats, faisant partie des 38 établissements de la wilaya, prés de 80% des candidats ont eu une moyenne inférieure à 10/20. La catastrophe de ces résultats est plus nette dans la filière gestion et économie où dans trois lycées, ayant totalisé 174 élèves, aucun des candidats n’a eu la moyenne dans cette matière. Pour justifier cette affreuse décadence, l’on évoque d’abord l’absence d’une base dans l’apprentissage du français au primaire. Le manque d’intérêt des élèves et des parents pour la matière semble avoir porté son coup de grâce à cette situation, à laquelle on ajoute  un environnement hostile à l’enseignement du français.                     Zouikri A.  


 

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