Pénétrantes autoroutières : Les travaux avancent très lentement

Elwatan; le Samedi 31 Octobre 2015
1


C’est le constat qui a été fait, jeudi dernier, par le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, lors d’une réunion de travail avec les entreprises chargées de la réalisation de ces projets et l’Agence nationale des autoroutes (ANA). Le rapport présenté par l’ANA montre clairement que l’ensemble des chantiers souffrent de retards importants : sur le lot est du pays, le taux d’avancement global des travaux a atteint 20% pour la pénétrante de Batna sur 20 km (lot n°1), 15% pour la pénétrante reliant Jijel à Sétif (110 km) et 7% pour les pénétrantes de Guelma (35 km) et de Skikda (31 km).

Dans la région Centre, les travaux sont à 42% pour la pénétrante de Béjaïa (100 km), de 17% pour celle de Tizi Ouzou (48 km) et de 44% pour le doublement de la RN1 entre Chiffa (Blida) et Berrouaghia (Médéa) sur un itinéraire total de 53 km. Pour les travaux de réalisation du premier lot de la 4e rocade Khemis Miliana (Aïn Defla)-Berrouaghia, sur un itinéraire de 67 km, le taux d’avancement est estimé à 22% et à 10% pour le deuxième lot de la même rocade reliant également Khemis Miliana à Berroughia.

Pour la région Ouest, les travaux de réalisation sont à 24% pour la pénétrante reliant le port de Ghazaouat (Tlemcen) à l’autoroute Est-ouest sur 13 km, à 8% pour le premier lot de la pénétrante reliant Mascara à l’autoroute Est-Ouest (25 km) et à 12% pour le deuxième lot de cette même pénétrante. Ce taux est de 21% pour la pénétrante reliant le port d’Oran à l’autoroute Est-Ouest (26 km), à 8% pour le premier lot de celle reliant la ville de Mostaganem à l’autoroute (33 km) et à seulement 5% pour le deuxième lot de la même pénétrante.

Pas moins de 61 entreprises nationales (publiques et privées) et étrangères, constituées en groupements d’entreprises, aux côtés de 32 bureaux d’études et d’exécution, sont chargées de réaliser les 15 pénétrantes et rocades totalisant 900 km. Les principales contraintes avancées par les entreprises concernant les retards des projets sont liées aux expropriations des terrains, aux indemnisations et à l’environnement (sols difficiles notamment).

Pourtant, selon les affirmations du ministre en charge du secteur, «le problème lié aux enveloppes financières consacrées aux indemnisations des propriétaires expropriés a été réglé». Abdelkader Ouali a indiqué à ce propos que les entreprises qui ne se conforment pas aux règles et ne respectent pas leurs engagements allaient s’exposer à des mesures sévères, refusant d’accepter «les arguments qui ont déjà servi à justifier ces retards».

Categorie(s): economie

Auteur(s): L. M.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..