Périmètres irrigables : Où en est l’étude du programme national des retenues collinaires ?

Elwatan; le Dimanche 6 Janvier 2008
24497

Les besoins en produits agricoles induisent l’élargissement des surfaces irrigables,
tributaires d’infrastructures hydrauliques conséquentes. Les retenues collinaires constituent l’une des principales ressources hydriques de la wilaya de Annaba, estimées par la direction des services agricoles (DSA) à 14,7 millions de m3.
Plus de 4 millions de m3 sont, en effet, puisés à partir de ces retenues pour l’irrigation des terres agricoles. Dans sa stratégie de développement du secteur agricole dans son ensemble, la DSA projette d’augmenter les superficies irriguées, qui s’étalent sur plus de 4 500 ha. C’est dans ce souci qu’il a été fait appel, en mai 2006, au bureau d’études libanais Dar Al Handasah, spécialisé en hydraulique, dans le cadre de l’étude du programme national des retenues collinaires. Près de deux ans après, rien n’a filtré à propos de cette étude, ni sur les mesures prises sur le terrain. Les agriculteurs de Annaba et de la région s’interrogent toujours sur le résultat de la prospection des possibilités de développement de l’irrigation dans cette zone ; les surfaces sont les grands, moyens et petits périmètres déjà irrigués ou programmés. Besoins identifiés en eau potable, zones inondables, localisation et caractéristiques des forages de la wilaya, liste et capacités des forages nécessitant une recharge de la nappe, méthodes d’irrigation, carte hydrogéologique de la wilaya et potentialités existantes en matière de barrage, ainsi que les capacités actuelles et futures d’alimentation, avaient été passés au peigne fin lors de la visite des experts libanais, en présence de représentants du ministère de l’hydraulique, de l’agence nationale des barrages, des services agricoles, de la Chambre de l’agricultures et de l’Algérienne des eaux (ADE). Pourtant, l’enjeu de la rencontre était de taille, car il était question d’étudier les possibilités pour augmenter les périmètres irrigables et les capacités d’irrigation dans notre pays, ce qui s’avère plus que nécessaire, quand on sait que dans le cadre du plan national de développement agricole (PNDA), lancé en 2001, il est prévu d’atteindre certains objectifs. Parmi ceux-ci, on notera l’augmentation des périmètres irrigables. A Annaba par exemple, ils sont actuellement évalués à 7 000 ha, essentiellement irrigués à partir du barrage de Chaffia, dont la capacité est de 165 millions de m3, avec un volume régularisable de 90 millions de m3. Il permet également l’irrigation d’un périmètre agricole de 16 500 ha pour la région. Par ailleurs, dans la perspective de renforcer ses ressources hydriques, notre pays envisage la réalisation, à travers différentes régions du pays, de 43 barrages pour une capacité globale de 3,5 milliards de m3. Lancé à partir de 2004, ce programme s’étalera sur 8 années (de 2004 à 2012) et nécessiterait des investissements de près de 600 milliards de dinars, à raison d’une moyenne de 50 milliards/an.
A cet effet, un représentant de la Chambre d’agriculture précisera : « A travers ces importants et ambitieux projets, notre pays vise à augmenter ses capacités d’alimentation en eau potable pour ses populations, celle de son tissu industriel, sans cesse grandissant, et surtout augmenter ses capacités d’irrigation des superficies agricoles cultivées en irrigué».

Categorie(s): annaba

Auteur(s): Naima Benouaret

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..