Pourquoi nos maires refusent d’apprendre ? !

Elwatan; le Dimanche 23 Mai 2010
1


Nos maires sont-il trop vieux pour apprendre ? Apprendre avec humilité pour agir avec puissance ? N’éprouvent-ils plus ce besoin de se frotter aux spécialistes de la gestion et de la finance dont l’expérience peut leur apporter beaucoup dans leur mission ? Abhorrent-ils tant les rencontres avec les académiciens susceptibles de les pousser à s’affranchir des réflexes anachroniques et opter pour des méthodes fiables concernant la gestion d’une ville qui pâtit de bricolage ? En tout cas, c’est ce qui nous a été donné de relever lorsque la faculté des sciences économiques et de gestion de l’université de Blida avait organisé un colloque international, la semaine dernière, réunissant universitaires nationaux et étrangers pour dresser l’état des lieux des collectivités locales.

Mais ni les maires ni leurs alter ego n’ont jugé utile de prendre part pour converser et tisser des liens avec les universitaires. Et ce serait faire fausse route de dire que les édiles n’ont pas été conviés à l’événement. Ils ont brillé par leur absence, préférant faire l’impasse sur la manifestation qui a polarisé autour, notamment, des questions relatives à la gestion économique au sein de l’administration communale. Il y a deux ans, lorsque le ministre de l’Intérieur a instruit nos 1541 maires de suivre le b.a.-ba de la gestion publique, ils ont rejoint les bancs de l’apprentissage, sans rechigner à l’effort, bien que ce semblant de formation ne leur ait pas servi à grand-chose, sinon considéré comme une punition qui leur a été infligée.

L’espace de trois mois, les premiers magistrats de communes pensaient avoir mobilisé leurs forces intellectuelles pour se sentir plus rentables et mieux servir la plèbe. Sauf que la plupart de nos maires méconnaissent ce que recèle la géographie qu’ils gouvernent, ignorent ce qui se déroule dans leur territoire et le peu de choses qu’ils connaissent leur échappe, car, disent-il, ils n’ont pas les coudées franches. A l’image du vol des tonnes de pavé — après travaux de renouvellement du réseau effectués par Sonelgaz — commis dans certaines rues relevant de la compétence territoriale de la commune Casbah — excusez votre serviteur de revenir sur le sujet —, mais dont les édiles n’en ont cure de signaler le délit.

L’interrogation qui titille l’esprit est la suivante : le colloque international a-t-il été un échec, dès lors que nos maires ont tourné le dos à cette réunion d’experts ès gestion collectivités locales ? Là, la réponse m’échappe.

Categorie(s): alger

Auteur(s): M. Tchoubane

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..